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Des démons qui font de la peinture, des sorciers qui font de la couture, des vampires qui apprennent la cuisine... Bref ! Tout est possible à Chimera, même se faire manger par l'infirmier...

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 Un loup dans la bergerie | Ludvig

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Kazuha Okamichi
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MessageSujet: Un loup dans la bergerie | Ludvig    Sam 25 Avr - 18:26

UN LOUP DANS LA BERGERIE
LUDVIG x KAZUHA

Il faut que je lui parle, il faut que je lui parle ! Mais comment l’aborder ? ‘Bonjour, je t’ai croisé tout à l’heure et j’ai découvert que tu étais mon protégé, aller viens par-là’ Non, le pauvre, il va s’évanouir. Comment lui dire ? Je suis certainement plus perdue que lui à cet instant, je ne sais pas du tout quoi faire. Quand je l’ai croisé, une chaleur émanait de lui. Une espèce d’aura attirante et apaisante, presque lumineuse. C’était très bizarre. Maman m’avait toujours dit que quand je le trouverais, je le saurais. C’est le genre de réponse qui a l’inverse de satisfaire ma curiosité, m’a donné envie d’en savoir plus. Mais je pensais avoir encore du temps devant moi pour effectuer mes recherches ! Je voulais savoir comment m’y prendre, comment lui dire, que faire, quoi lui avouer, quoi lui cacher ? Et au fond, j’espèrais que ce soit une fille aussi. Maman a eu un homme pour protégé, et cela ne lui a pas réussi. Je me demande comment il va réagir ? Est-ce que ma voix tremblera ? Oh et puis ça me soule, allons-y franco. ✻✻✻

Kazuha se rappela avoir glissé la petite enveloppe dans le casier du jeune homme. Elle l’avait suivi discrètement et l’avait aperçue y ranger des livres. Sur un le papier lisse s’étalaient les mots suivant « Rendez-vous près de la fontaine dans une semaine, après tes cours : j’ai entendu dire que tu étais un bon en cuisine et j’ai besoin d’aide ». Notre ange c’était bel et bien renseigné sur le jeune homme au nom de Ludwig, et avait appris notamment que ce dernier appréciait la cuisine, d’où sa filière. Elle espérait de tout cœur qu’il vienne, car sinon elle serait dans l’obligation d’aller le harceler chez lui, et ça, ce n’était pas bon pour leur futur relation.

La jeune fille n’avait pas fait particulièrement plus d’effort vestimentaire que d’habitude. Elle avait noué ses cheveux en deux nattes lâches, avait passé un jean noir et une marinière blanche et noire basique. Elle glissa son téléphone dans sa poche arrière avant de claquer la porte derrière elle et de partir en direction de l’école. Toute sa journée de cours lui sembla être ralentie. Même le déjeuner du midi qui d’habitude lui plaisait, ne fut qu’un calvaire de plus. Elle n’arrivait pas à se concentrer, jetant des regards impatients à sa montre. Elle n’attendait qu’une chose : le voir et lui avouer. Cette semaine fut extrêmement pesante car chaque minute qui passait, l’ange se jouait la scène de la découverte. Chaque scène était différente : une fois il partait furibond, l’autre il tombait dans les pommes, l’autre il sautait de joie… Elle n’arrivait pas à deviner comment un humain pouvait réagir à cette annonce. Elle avait toujours été entourée de sa mère, l’ange, et n’avait jamais vécu en ignorant leur existence. Cette longue semaine s’achevait désormais, et Kazuha trépignait sur place.

Lorsque la cloche sonna, elle ne salua même pas ses amis et partit directement en direction du square. Sa démarche déterminée rendait ses pas lourd  et bruyant sur le gravier. Elle arriva devant la fontaine et n’admira même pas la magnifique sculpture qui la surplombait, jetant son dévolu sur le premier banc de libre. S’asseyant avec empressement, elle croisa les jambes et inspira. Bon. Elle était là, il était encore tôt, elle était en avance. Ses prunelles azur se baladèrent autour d’elle et elle constata que même en fin d’après-midi, la place était bondée. Cela ne lui plaisait pas vraiment, elle aurait préférée être seule avec lui pour lui annoncer une telle chose. Mais au moins, s’il s’emportait et que cela tournait mal elle aurait des témoins, se rassurait-elle. Elle inspira à nouveau, ne cessant de jeter des regards à droite à gauche. Elle n’aimait pas les surprises et préférait le voir arrivé de loin. Ainsi pour qu’il la reconnaisse, elle avait apporté quelque chose. Elle sortit de son sac une boite en carton couleur beige. Quelques arabesques dorées la décoraient. C’était une boîte d’une des meilleures pâtisseries de Londres. Elle était allée chercher le gâteau ce matin même, fière de son idée, et avait veillé sur lui toute la journée.

Kazuha patientait donc avec sa boîte sur les genoux, touchant périodiquement ses nattes pour évacuer son stress. Elle soupira bruyamment, comme pour se décharger du poids qu’elle s’apprêtait à abattre sur le jeune homme et s’enfonça davantage du le banc de bois. Elle ne réalisait pas encore que ce qu’elle allait avouer à Ludwig allait changer radicalement leurs deux vies. Pour l’instant, elle se sentait plus comme une enfant devant montrer son bulletin à ses parents. Elle plissa à nouveau les yeux, balayant l’horizon du regard, et jeta un œil à sa montre. Le ciel avait pris une teinte presque qu’orangé et quelques personnes commençaient déjà à partir. Il n’était pas si tard, se disait-elle. Et puis, elle adorait quand l’atmosphère de la journée s’évaporait lentement pour laisser place au parfum de la nuit… Elle ferma les yeux un instant, savourant l’odeur de la fraicheur environnante. Hm, profite de ce moment de paix, Kazuha, car il ne sera que de courte durée…


✻✻✻
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MessageSujet: Re: Un loup dans la bergerie | Ludvig    Ven 1 Mai - 21:58







Enfin il allait savoir.

Dès le premier jour, la lettre avait interloqué le jeune sorcier. Il s'était demandé qui pouvait avoir mis ceci dans son casier, qui pouvait bien vouloir le voir. Ce n'était visiblement pas un rendez-vous, car la lettre n'aurait pas été simplement déposée dans le casier, non ? Et elle aurait sans doute été signée, de plus. Or, ce n'était pas le cas. Et apparemment, cette mystérieuse personne avait besoin d'aide en cuisine. Donc, peut-être une jeune fille qui voulait cuisiner quelque chose à son amoureux, ou quelque chose comme ça ? Il ne pouvait faire que des suppositions, mais celle-ci lui semblait assez réaliste. C'était donc celle qu'il envisageait le plus facilement.

Ce matin-là, il n'avait pas fait d'effort particulier et il portait donc le même genre de vêtements que d'habitude ; une chemise blanche, un jean noir et son éternelle cravate rouge. Il avait cependant rapidement fourré un élastique et un tablier dans son sac, au cas où il se retrouverait à faire la cuisine. Après tout, on n'est jamais trop préparé … La journée était passée très lentement. Trop lentement. Mais la cloche avait finalement sonné la dernière heure, libératrice. Il était enfin temps de rejoindre la fontaine.

Ludvig avait cependant pris le temps d'expliquer à ses amis qu'il avait un rendez-vous – il leur avait pourtant répété toute la semaine – avant de prendre congé et de se diriger vers l'endroit prévu. D'ailleurs, pendant qu'il marchait vers la fontaine, il réalisa quelque chose : il ne savait même pas à quoi était censé ressembler la personne. Cela dit, elle devait sûrement savoir à quoi lui ressemblait ; ça semblait logique. Il imaginait bien que ce mystérieux inconnu n'avait pas pris la liste de tout les étudiants en cuisine pour tous les inviter. Quoique … au moins, ça aurait eu le mérite d'être amusant.

Lorsqu'il arriva près de la place, son regard fut aussitôt attiré par la statue. Une succube et un incube, disait-on. Lui n'y voyait finalement qu'un couple heureux. Et cette idée l'horripilait. Il ne voulait plus entendre parler d'amour. Sa mauvaise expérience avec Cecilie le marquait encore trop.

Et alors qu'il allait s'avancer davantage de la fontaine, prêt à attendre (ou à chercher) la personne qu'il devait rencontrer, il fut arrêté par une connaissance. Puis par deux, et finalement quatre. Il passa une main dans ses cheveux, tandis que les filles lui parlaient toutes en même temps. A vrai dire, il ne comprenait rien et ne voulait pas comprendre ce qu'elles disaient. Elles lui tapaient sur le système depuis qu'elles l'avaient vu la première fois. Au début, elles avaient prétexté avoir besoin d'aide pour leurs devoirs, mais rapidement, elles étaient devenues invasives. Il avait même l'impression qu'elles le suivaient, et c'était extrêmement désagréable.

- Euh, excusez-moi mais je suis attendu en fait …

Il réussit étonnement bien à se débarrasser d'elle. Elles avaient affiché des moues déçues, mais à part ça, elles n'avaient pas protesté. Peut-être que le fait qu'il soit attendu les avaient fait fuir ? Il ne s'en préoccupa pas longtemps, bien trop content de ne pas les avoir sur le dos. Il chercha du regard qui pouvait bien avoir l'air d'attendre quelqu'un. Puis il vit une fille qu'il connaissait – de vue – qui regardait à droite et à gauche. Puis leurs regards se croisèrent et il s'approcha d'elle. Il nota le paquet sur ses genoux ; il reconnaissait l'emballage. L'une des meilleures boulangeries de Londres. Il avait prévu d'aller les voir pour un stage, mais n'en avait pas encore eu l'occasion. Il lui sourit en s'installant.

- C'est toi qui voulais me voir ? Tu t'appelles … Kazuha, c'est ça ?

Il avait une très mauvaise mémoire des prénoms. Et puis, ce n'était pas comme si il la connaissait vraiment, non plus … Elle en tout cas avait l'air d'en connaître un peu sur lui.

- Tu as besoin d'aide en cuisine ? Tu veux que je t'apprenne à faire ce qui est dans cette boîte ? demanda-t-il en souriant.

Il avait toujours aimé la cuisine, et s'il pouvait transmettre cet amour, ça ne le rendait que plus joyeux. Et puis, il était presque sûr de pouvoir imiter n'importe quel gâteau, après quelques essais.



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Kazuha Okamichi
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MessageSujet: Re: Un loup dans la bergerie | Ludvig    Mar 5 Mai - 15:39

UN LOUP DANS LA BERGERIE
LUDVIG x KAZUHA

✻✻✻ Kazuha fut dérangée par des gloussements féminins. Elle redressa la tête en soupirant et chercha la cause de tout ce remue-ménage : trouvé. Un groupe de filles s’agglutinaient autour de quelqu’un, cherchant par tous moyens à attirer son attention. Curieuse, la demoiselle se releva pour apercevoir le fruit de leur désir. Elle manqua de lâcher la boîte lorsqu’elle l’aperçut. Il était là, il était venu. Le blondinet congédia ses amis et sembla la reconnaitre au loin, s’avançant près d’elle. Plus il se rapprochait, plus la lumière émanant de lui grandissait. Et lorsqu’il fut enfin à sa hauteur, l’ange était presque éblouie, si bien qu’elle bâtit des paupières à plusieurs reprises pour adapter sa vue. L’aura était énorme, bien plus impressionnante que la première fois qu’elle l’avait vu. En face de lui, le problème et les responsabilités qui suivaient prenaient spontanément plus d’envergure. La jeune demoiselle comprit rapidement que tout ceci n’était pas un jeu. Elle déglutit.
Il l’avait donc bien reconnu, il connaissait même son prénom. Cela aurait dû détendre Kazuha, mais au contraire cela ne fit qu’empirer la situation. Elle martelait le carton de la pâtisserie de ses doigts fins, comme un condamné s’appuierait sur l’établi de son bourreau. Elle hocha la tête afin de lui répondre, sa voix tremblante.

« Enchantée Ludvig »

Oui moi aussi je te connais… pensa-t-elle.  Sa voix s’ébranlait déjà, qu’est-ce que cela serai lorsqu’elle lui annoncerait ? Et surtout comment s’y prendre ? A première vue, il ne semblait pas ressentir la même chose qu’elle, puisqu’il était venu se planter devant elle sans grande hésitation. Kazuha se rappela avoir lu un jour qu’avant toute chose, l’ange et son protégé devait se lier. Il suffisait de toucher l’autre afin qu’un lien unique se tisse pour l’éternité, les reliant leur psychiques à tout jamais. Par ce fil invisible, Kazuha pourrait ressentir la détresse ou le besoin de son protégé et voler à son secours. Avec même un peu de temps, ils arriveraient même à se comprendre sans prononcer de mots. Hm, Kazuha secoua la tête pour se ressaisir.

Elle afficha un sourire amical et ouvrit la boîte devant lui. Celle-ci contenait un gâteau circulaire napée d’une couche de sucre blanc. Il avait un coté aérien, très doux. Après un instant, elle tenta de prendre une voix détendue et se lança, sans réellement réfléchir à ce qu’elle allait dire.

« Oui j’ai besoin de toi. Tu vois ce gâteau ? Il est fait d’une genoise et d’un nappage au sucre assez epais. C’est bourré de calorie, mais bon ça vient des Etats-Unis alors il fallait s’y attendre. Si t’en mange qu’un petit bout, ça passe. Mais l’idéal c’est surtout de pas de ne pas gaver sinon tu es bon pour mourir d’indigestion ! »

Se rendant compte que la panique la faisait delirer, elle se coupa dans son discours insensé et s’excuser, l’air affolé.

« Oh mince je me tais désolée »

Elle se sentait complètement ridicule. Le stress l’avait envahie et elle était partie dans une description loufoque de la sucrerie. Quelle première impression… Elle tenta de se ressaisir en soufflant un coup, mais rien n’y faisait. Ses joues semblaient ne point vouloir quitter le pourpre et une bouffé de chaleur l’étouffa. Elle posa la boîte sur le banc afin de libérer ses mains et attrapa machinalement ses tresses pour se calmer. Elle essaya à nouveau de communiquer avec lui, baissant les yeux au sol cette fois-ci. Son regard la troublait, elle ne voulait pas voir sa reaction.

« Enfin je ne t’ai pas appellé pour le gâteau en lui-même, mais plus pour son nom… On appelle ça le gâteau des anges… »

Elle passa une main derrière la tête pour se donner un air innocent, qui d’après elle, ferait passer la pilule. Elle osa redresser la tête et esquissé un sourire franc. Elle oublia seulement que de part le stress, sa morphologie d’animorphe se réveilla : ainsi, des crocs acérés commençaient à se former sur sa dentition parfaite, et une queue blanche et touffue s’agitaient dans son dos. A première vue, on aurait simplement dit une hybride. Seulement, si elle ne se calmait pas, la transformation s’acheverait et ceci ne présentait rien de bon. Mais inconsciente, elle ne s’en rendit pas compte et continuait de fixer Ludvig avec l’espoir qu’il comprenne où elle venait en venir. Je crois que c’est raté Kazuha…


✻✻✻
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