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Des démons qui font de la peinture, des sorciers qui font de la couture, des vampires qui apprennent la cuisine... Bref ! Tout est possible à Chimera, même se faire manger par l'infirmier...

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 « they forgot who they were. » ▲ emilia & hoper

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MessageSujet: « they forgot who they were. » ▲ emilia & hoper   Jeu 7 Mai - 14:19





they forgot who they were
she was conscious, he was not

Lorsqu'ils se sont rencontrés, son portable lui indiquait le jour et l'heure spécifique à partir du moment où leur regard se sont croisés. Il s'agissait d'un lundi, en fin d'après-midi. Ce jour-là, la jeune Emilia reprenait les cours après un petit week-end seule dans sa chambre. Elle ne rentrait presque jamais chez elle. Retourner en France était une occasion qui ne se présentait que lorsque les vacances arrivaient, et encore. Ses parents étaient rarement là pour l'accueillir ou tout simplement pour venir prendre de ses nouvelles. A force, elle ne se donnait plus la peine de faire le déplacement pour si peu.

Pourtant cela ne l'empêchait pas de rêver d'eux. Encore. La lumière du soleil réveilla ce petit ange, doucement. Elle n'aimait pas se souvenir du sentiment de solitude que lui donnait ses parents. Elle se leva péniblement, prête à commencer une nouvelle semaine. La jeune femme prit une douche pour réveiller son visage, celui qu'elle va porter toute la journée. Des yeux brillants, un sourire timide et des pommettes bien roses. Elle finit de se préparer en choisissant une robe bleue, accompagnée par des ballerines de la même couleur. Une tenue simple pour un corps si frêle.

Sur son bureau, il y avait des fruits disposés dans une corbeille. Aujourd'hui, elle prit une pomme rouge comme petit-déjeuner. D'habitude, elle n'a pas vraiment faim le matin. Or, elle fit une petite exception. Après tout, cette pomme brillait d'un éclat qui la rendait sublime et alléchante. Emilia n'a jamais su résister bien longtemps à un fruit. Ils sont assez consistants pour tenir une journée, c'est pour cela que c'est son petit pêché mignon.

Après cette petite entorse à ses habitudes alimentaires, elle se rendit en cours. Si ses « amies » savaient à quel point elle prenait plaisir à les manipuler, ils ne prendraient plus la peine à la saluer. Pourtant, ils n'ont jamais découvert son secret. Alors, chaque matin, tout le monde la saluait. Emilia prenait quand même le temps de leur répondre en souriant. Parfois, quand elle s'ennuyait, elle venait prendre de leur nouvelle sans s'intéresser vraiment à leur vie. C'est ainsi que ce petit manège mis en place se répétait tous les jours, à son plus grand regret.

Lorsque les cours se termina, elle se pressa de dire au revoir à tout le monde pour s'éclipser rapidement. Elle n'en pouvait plus de les entendre parler pour ne rien dire ou bien de rire sans raison. Elle pensait à quel point elle les méprisait, tous autant qu'ils étaient, qu'elle ne se rendit pas compte que ses pas la guidaient à l'extérieur de Chimera. Ce n'est que lorsqu'elle releva la tête, qu'elle vit un tout autre univers.

Ce n'était qu'un simple parc. Le « Hyde Park », d'après le panneau qui se dressait au-dessus de sa petite personne. Elle était déjà venue ici, c'est surement pour cela qu'elle avait marché jusqu'ici sans en prendre conscience. Elle s'avança après un petit moment de réflexion. Oubliant ses pensées manipulatrices, elle découvrit à nouveau la nature de Londres. Les parcs de cette ville sont connus pour les écureuils apprivoisés. Elle se posa sur un banc, face à elle se trouvait une étendue d'eau. Derrière elle, une barrière qui séparait le chemin et l'espace vert où des écureuils grignotaient ce que les enfants leur donnaient.

Elle soupira, laissant tomber son masque quelques minutes. Elle allait surement avoir des rides à force de sourire comme une petite nature qui ne connaissait rien à la vie. Un semblant de pureté et d'innocence. Son coeur se serra brièvement et un rictus maussade apparut sur son visage au teint de porcelaine. Ses yeux rouges si brillants devinrent ternes. Elle se sentait seule. Mais bon, ce n'était pas une raison pour l'afficher en public. Elle inspira. Au bout de quelques secondes, elle remit son masque. Comme si rien ne s'était passé.

Doucement, elle releva son visage. Ses yeux s'écarquillèrent soudainement. Quelqu'un l'observait. On l'avait vu sans son masque. La jeune albinos avait manqué de vigilance. Un sentiment de peur s'inséra dans son esprit. Non. Elle ne devait pas avoir peur. Il était inférieur à elle. Ce n'était pas son regard ténébreux qui l'intimiderait. Elle devait prendre les devants. Il devait se taire sur ce qu'il avait vu. Emilia se leva, et d'un pas assuré, elle se mit devant lui. Il était plus grand que ce qu'elle avait observé de loin. Trop tard, elle ne pouvait plus reculer. Elle inspira et prit un sourire timide.


« Bonsoir. Je ne vous ai jamais vus depuis que je suis arrivée à Londres. Vous venez d'arriver en ville ? »




Dernière édition par Emilia Leroy le Jeu 21 Mai - 7:45, édité 1 fois
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Hoper Ashford

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MessageSujet: Re: « they forgot who they were. » ▲ emilia & hoper   Dim 10 Mai - 10:47




They forgot who they were.


Ça ne va pas, je ne vais pas. Comment le pourrais-je ? Je suis triste, et enragé. La frustration est grande. Tout m'a été arraché, et ce réveil est brutal. Je ne sais plus qui je suis, qui j'étais, qui je serais. Je hais cette vie, je hais ce monde, je hais tout le monde, je me hais moi. Du moins, j'essaie, on dirait que  quelque chose au fond de moi m'en empêche. J'ai envie de faire du mal, mais je n'en ai pas la force. Ce que j'étais avant essaie de me freiner, et je hais ça, bien que je ne suis pas sûr que ce soit une mauvaise chose. Mais je m'en fiche, que ce soit bon ou mauvais.

La vie n'a pas été correcte avec moi, alors que de ce que j'ai appris, j'étais quelqu'un d'angélique. C'est injuste. C'est tellement injuste. Je pouvait sentir cette boule de tristesse grossir à la fois dans ma poitrine et dans ma gorge, bientôt, je ne pourrais plus respirer. Je savais qu'il fallait que je pleure, que j'extériorise ma rage. J'avais envie de hurler à la mort, d'agresser quelqu'un. Je souffrais tellement, à l'intérieur. Je me fiche de ce que ressentent les autres, pour l'instant, il n'y a que moi.

Cette fenêtre par laquelle j'étais passé était maintenant bien loin, et j'avais erré durant plusieurs minutes, peut-être des heures, sans regarder où j'allais. Mais bon, quel intérêt de connaître le futur, si l'on ne connait pas le passé ? Et de toutes manières, où que j'aille, je serais perdu. Ma seule envie était d'abandonner mon corps, et de me laisser pourrir, devant les yeux de tous. Je ne manquerais pas, je n'ai plus personne à qui manquer. Je suis seul, dans ce monde.

Mais malgré tout, mes jambes continuaient indéfiniment à avancer, vers je ne sais où. Peut-être que c'était le destin, peut-être qu'il fallait que je la rencontre. Je me souviens que j'avais mon casque sur les oreilles, et mon téléphone dans la poche. J'écoutais de la musique, au moins, mon goût n'était pas mauvais. Et mon amour pour la chanson est resté intact. Je me demandais si je chantais, avant, puis je me disais que je devrais peut-être essayer. Et je me rendais compte que l'espace d'un instant, je m'étais évadé de tout ce qui m'arrivait, j'avais réussi à penser à autre chose.

Puis je me rendais compte de qui j'étais, de ce que j'étais. Je me souvenais que je n'étais plus qu'une coquille vide, sans âme, sans souvenirs, sans famille, sans vie. Tout ce qu'il me restait, c'était des sentiments négatifs. Je me souvenais que mes parents étaient morts, et que je n'étais même pas foutu de me souvenir d'eux. La boule dans ma gorge explosait, et bien que j'aie fait des efforts pour me contenir, je tombais à genoux, m'appuyant contre un mur. Des larmes déferlaient sur mon visage, mais je pleurais silencieusement, ou presque. Je serrais mon poing, et frappait le mur, ça faisait mal, très mal, mais pas autant mal que ce qui me traversait la tête. Je préférais mille fois la douleur physique à ce que je ressentais, mais ce n'est pas comme ça que ça marche.

Quelqu'un approchait, je le voyais venir, il me regardait. Il allait sûrement vouloir m'aider, me tendre la main, me demander si ça allait. Je ne voulais pas de tout ça. Je me levais, et je courais à toute vitesse, jusqu'à entrer dans un parc, le Hyde Park.

J'y marchais durant quelques minutes encore, avant d'enfin apercevoir cette fille. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais l'impression que quelque chose la démarquait des autres passants. Enfin, pour l'instant, le parc était plutôt vide, il n'y avait personne à la ronde. Seulement elle, et moi. Et plus intéressant encore: nos expressions se ressemblaient étrangement. Mais lorsqu'elle m'aperçut, elle se remit à sourire. Je n'aimais pas ça.

« Bonsoir. Je ne vous ai jamais vus depuis que je suis arrivée à Londres. Vous venez d'arriver en ville ? »

« ...Tu n'es pas obligée de sourire, si tu n'en as pas envie. A quoi bon...? »

Je ne la regardais pas dans les yeux, je n'y arrivais pas. Mes yeux étaient dirigés vers le sol. En regardant mon visage, on pouvait bien voir que des larmes y avaient coulées, et mes yeux étaient encore humides de celles ci.





Dernière édition par Hoper Ashford le Ven 15 Mai - 8:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « they forgot who they were. » ▲ emilia & hoper   Mer 13 Mai - 22:18





they forgot who they were
she was conscious, he was not

« ...Tu n'es pas obligée de sourire, si tu n'en as pas envie. A quoi bon...? »

Son regard ténébreux échappa la confrontation. Sa remarque était déplaisante. Qui était-il pour elle? Rien. Il n'avait pas à lui donner des conseils. Oui. Elle considérait cela comme un conseil, car si c'était un ordre, elle ne l'aurait pas supporté. Emilia lui fit cette faveur de prendre ces paroles à la légère. Après tout, c'était la première fois qu'ils se rencontraient. Elle garda son sourire, même s'il changea d'expression. De la malice, un brin d'agacement. Il fallait qu'elle se calme. Elle inspira doucement, afin de mieux l'observer.

Elle était plus petite. Son regard était dirigé vers le sol. Elle pouvait parfaitement distinguer ses yeux humides sous cet angle. Alors, lui aussi, il avait le coeur lourd. Remplis d'émotions insensés le faisant craqué. Quelle coïncidence. Elle porta sa petite main pâle vers son visage afin d'essuyer les traces de ces larmes. Un geste doux, bref. La jeune femme retira sa main, soupirant de sa gentillesse maladive à cause de son masque.

« Et toi? Tu peux éviter de souffrir, si tu en as envie. »

Elle le pensait réellement. Ce n'était pas de la pitié qu'elle ressentait. Ni le besoin de l'aider. Or, elle savait de quoi elle parlait en disant ses mots. L'être humain juge. C'est dans sa nature, et malheureusement on ne peut pas le changer. Sauf, si on se rend compte d'une chose. Que l'on se juge soit même, et c'est ce qui fait le plus mal.

Notre vision du monde n'est dû qu'à nous-mêmes. Si une personne pense qu'elle est triste à cause d'un événement, alors elle le sera. Si le regard des autres lui fait peur, c'est parce qu'elle pense qu'ils la jugent. Et ce qui lui fait peur, c'est le fait d'être critiqué. Un jugement qui pourrait la blesser. Surtout, venant de ses proches.

La petite albinos le regardait. Elle cherchait ses yeux du regard. « Regardes moi. », pensait-elle. Son sourire s'effaça. Ses pommettes n'étaient plus roses. Elle avait un teint blanchâtre, presque maladif. Il n'était pas fait de porcelaine. Pourtant, elle était considérée comme une personne fragile. De par sa santé. De par son physique squelettique. « Regardes moi. », pensait-elle à nouveau.

« Qu'est-ce qui pourrait être pire que moi? », souffla-t-elle d'une petite voix au-delà de sa pensée.

Même si la souffrance mentale était et sera toujours la pire de toute. Il ne risquait pas de mettre sa vie en danger. Tous les jours, Emilia n'a pas une pensée envers son corps. Elle savait pertinemment qu'elle pouvait mettre sa vie en danger. Or, Dieu seul sait que rien ne la retenait. Elle n'a pas vraiment d'amis. Ses parents s'effaçaient de son monde à chaque pas qu'elle fit. Quant à lui, il pouvait toujours se relever si elle lui tendait sa frêle main pour le faire voler dans les cieux.  Tout ce qu'elle voulait, c'était qu'il la regarde dans les yeux.


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MessageSujet: Re: « they forgot who they were. » ▲ emilia & hoper   Ven 15 Mai - 6:35




They forgot who they were.


Mon regard était dirigé vers le sol, mais en réalité, il était perdu dans le vide. Un regard vide, perdu dans le vide. Je pensais toujours à ce que j'avais perdu, je ne pouvais m'en empêcher, et à chaque fois que j'y pensais, ça me faisait mal. Mais j'avais l'impression qu'il fallait que j'y pense, qu'il fallait que je souffre, sinon, tout disparaîtrait de ma mémoire, et c'est ce que je redoutais le plus au monde. J'était réellement arrivé à la conclusion qu'il fallait que je souffre, et que c'était comme ça que les choses devaient être.

Soudain, j'ai senti un contact contre ma joue. Je ne me souviens plus si c'était chaud ou froid, mais en tout cas... C'était agréable. Surprenant, mais vraiment agréable. Ce simple contact chaleureux avait réussi à me faire revenir sur terre, chassant mes idées noires l'espace de quelques secondes. Et maintenant que j'étais revenu à la réalité, j'avais pu entendre des mots... Les mots de cette fille, qui me firent l'effet d'une bombe.

« Et toi? Tu peux éviter de souffrir, si tu en as envie. »

Tout se ravageait à l'intérieur de moi, j'avais envie de hurler, de lui dire qu'elle ne savait pas de quoi elle parlait, et de l'envoyer voir ailleurs si j'y étais, de la manière la moins polie qu'il soit. Mais je ne put m'y résoudre, pour la simple et bonne raison qu'elle n'avait en aucun cas tort. J'aurais voulu que ce soit faux, mais c'était totalement vrai, et au fond de moi, bien que je ne l'aurais jamais admis, je savais que c'était vrai.

Mais ce n'était pas la seule raison. Son visage était similaire au mien. J'ai aperçu ce qu'il y avait derrière son masque souriant, et je m'y suis vu, comme dans un miroir. Elle savait parfaitement de quoi elle parlait. L'ancien moi aurait surement voulu la réconforter, la prendre dans ses bras et la garder au chaud le temps que son coeur se répare, mais...

Qui essayais-je de tromper ? Il n'y avait pas d'ancien ou de nouveau moi. Je n'avais pas changé, au fond. J'étais toujours celui que j'étais il y a plusieurs mois de ça. J'étais juste... Brisé. Mais c'est justement parce que je n'avais pas changé que je me demandais ce qui avait bien pu lui arriver, à elle. Pourquoi était-elle comme moi ? De quoi était chargé son coeur ?

Elle souffla quelques mots, auxquels je n'avait pas donné de sens, sur le coup, trop occupé à divaguer, dans les méandres de mon esprit. Nous étions tous deux entre la joie et la peine, et, tout à l'heure, j'avais essayé de te pousser du mauvais côté, alors que toi, tu faisais exactement l'opposé.

Je ne connaissais pas l'origine de ta souffrance, je n'étais même pas sûr que tu aies arrêté de souffrir, mais j'étais sûr d'une chose: tu avais bien plus d'expérience avec le désespoir et la tristesse que j'en avais. Je relevais les yeux, et je découvrais ton visage, pâle comme un linceul. Mes yeux plongeaient dans les tiens.

Mon regard n'était plus le même. Il n'était plus vide d'émotions, ni vide de sens. Il était maintenant plein de tristesse, mais on pouvait aussi y déceler de la compassion. Cependant, l'empathie et la mélancolie étaient tous dans l'ombre d'un message bien plus grand encore. Un message clair: « Aide moi. ». Je savais que tu en avais le pouvoir, mais seulement toi. Pas celle que tu étais, lorsque tu te parais de cet horrible masque. Alors s'il te plaît, avec moi, reste toi, celle que tu es vraiment.




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MessageSujet: Re: « they forgot who they were. » ▲ emilia & hoper   Ven 15 Mai - 13:02





they forgot who they were
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Son coeur se serra. Elle regretta amèrement d'avoir cherchée son regard. Ce qu'elle y découvrit en plongeant à l'intérieur étouffa son coeur. Mélancolie. Empathie. L'espoir qu'elle lui apportera quelque chose. Un renouveau. Un nouveau point de départ. Elle ne voulait pas. Non, il ne devait pas se tourner vers elle. Son regard changea de direction. Elle était perdue face à cette demande.

Emilia s'était laissée emporter par le flot des émotions. Elle n'avait pas réalisé les conséquences avant maintenant. Ses larmes lui avaient fait de la peine. L'avouer avait un goût amer. Elle savait ce qu'elle devait impliquer, si elle devait lui tendre la main pour le relever. Elle devra se confier. Et, c'était hors de question pour la jeune femme. Elle préférait le laisser tomber, plutôt que de tomber avec lui.

Il l'avait vu sans son masque. Pourquoi était-il alors attiré vers elle ? Elle était exécrable. Elle ne l'aidera pas, elle l'enfoncerait. C'était sûr. Elle parierai là-dessus. Après tout, ce n'était pas un ange. Elle n'était pas faite pour sauver des gens de leur désespoir. Pourtant, il avait l'air d'y croire. N'avait-il personne d'autres vers qui se tourner ? Il devait avoir d'autres épaules sur lesquelles pleurer. La jeune albinos était trop frêle pour supporter le fardeau qu'il portait. Elle avait déjà le sien. Même s'il n'était pas lourd. Au contraire, il lui prenait sa vie. Cette misérable vie.

Elle fit un pas en arrière. Instinctivement, elle voulait fuir. Loin de lui. Il était dangereux. Il pouvait lui faire du mal. Elle ne l'accepterait pas. Il ne pouvait pas entrer dans sa vie. Et, certainement pas grâce à une simple demande. L'avait-il bien regardé ? Elle était et sera toujours dans l'impossibilité d'aider une personne. Pourquoi le voudrait-elle d'ailleurs ? Qu'avait-elle à y gagner ? Rien. Elle avait tout à y perdre. Ils venaient à peine de se rencontrer. Ce n'était pas le destin. C'était une erreur.

Elle avait la gorge nouée. Elle ne savait pas quoi lui dire. Comment faire ? D'habitude, blesser les gens ne la dérangeaient absolument pas. Après tout, elle était supérieure à eux. Or là, elle n'y arrivait pas. Pourquoi elle n'y arrivait pas ? Elle avait envie de lui crier dessus. Elle n'avait pas besoin de lui. Pourquoi était-il encore là ? Planté devant elle, en attendant sa réponse. N'avait-il pas deviné en la regardant qu'elle ne voulait pas de lui ? Elle se mordit la lèvre inférieure. Elle se retint. L'émotion commençait à monter. Elle ne savait pas quoi faire.

Comme une enfant, les larmes lui monta aux yeux. Elle ne supportait plus la pression que son regard ténébreux lui demandait. Elle aurait pu courir. Partir sans se retourner. Or, il était plus grand. Plus fort que sa petite personne. Il la rattraperait. Ou peut-être pas. Il la laisserait sûrement fuir. Ils ne se connaissaient pas de toute façon. Elle regarda autour d'eux. Personne. Le parc était vide. Elle chercha le plus grand arbre du parc. Celui sur lequel, elle pourrait se réfugier. Heureusement pour elle, il était près d'eux.

Elle déploya ses grandes ailes noires. Prête à s'envoler. Elle se moquait bien de savoir s'il avait déjà vu des êtres surnaturels. Elle ne l'avait jamais vu à Chimera. Pourtant il ressemblait à un étudiant. Alors, bientôt ça lui sera familier de voir tout cela. Emilia lui jeta un dernier regard. Non, en réalité, elle détourna les yeux au moment où leur regard allait se croiser. Elle ne pouvait pas en supporter davantage.


« Désolée... », fit-elle en baissant sa tête.


Elle ne savait pas si elle devait attendre une réponse. Elle hésita à s'envoler. Alors, elle resta. Un peu. Juste une fraction de seconde.


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Hoper Ashford

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MessageSujet: Re: « they forgot who they were. » ▲ emilia & hoper   Ven 15 Mai - 16:36




They forgot who they were.


Un pas en arrière. Un pas en arrière, et j'ai cru que j'allais tourner de l'oeil. Tu avais fait un pas un arrière. A la seconde ou ton pied avait décollé du sol, mon coeur commença à tambouriner frénétiquement dans ma poitrine. Non. Non...! Ne pars pas ! Tu ne peux pas partir, tu ne peux pas ! J'ai besoin de toi... J'ai besoin de quelqu'un comme toi. Tu me comprends parfaitement, tu sais ce dont j'ai besoin, alors ne cède pas à la panique !

Je n'en était pas sûr jusque là, mais dès que nos regards s'étaient croisés, je savais que tu pourrais m'aider. J'en avais la sensation, comme si je le savais depuis toujours. Cependant, je n'osais pas bouger d'un pouce, bien que je tremblais de toutes parts. J'avais peur, j'étais effrayé à l'idée que tu m'abandonne. Je ne voulais plus être abandonne, même pas par toi, que je venais de rencontrer. C'était pitoyable, mais c'était comme ça.

Nous étions pareils... Et cela voulait dire que si j'avais besoin de toi, tu avais aussi besoin de moi. En réalité, tu n'avais pas dépassé ta tristesse comme je l'avais tout d'abord pensé. Tu en étais loin. Et moi... Je venais à peine de la connaître. Tu étais comme... Un futur moi. Personne ne devrait être comme ça. Comme nous. Nous souffrions, et les ruines de ce que j'étais... Elles ne pouvaient supporter ça. J'avais envie de tout faire pour t'aider. J'avais besoin que tu fasse tout pour m'aider.

Mais tu pleurais, tu ne voulais pas rester. Ce masque te collait à la peau, il ne te lâcherait pas. Chaque millimètre que tes larmes parcouraient sur ton visage de nacre était un kilomètre d'agonie. Et mes yeux, toujours humides et gonflés des mes sanglots passés, s'accordaient aux tiens. Un quatuor de tristesse. Je déglutissais nerveusement, et serrait le poing. La frustration revenait, la même que pour la perte de mes parents.

Je savais que j'allais te perdre, comme je les avais perdus. J'étais frustré, et en colère. Mes dents se serraient, je ne voulais pas que tu t'en aille. Tout comme je n'avais pas voulu qu'ils s'en aillent. Tu regardais autour de toi, tu cherchais un échappatoire. A cet instant, tu t'étais arrêtée sur cet arbre. Mais tu te trompais très lourdement. J'étais ton échappatoire. Et tu étais le mien.

Tout se déroula extrêmement vite. Des ailes apparurent dans ton dos, symbole de liberté. Tu t'excusais. Et moi, mon coeur semblait s'arrêter. Mais ensuite, je réalisais: J'étais dans le coma, lorsque j'ai perdu mes parents. Là, j'étais devant toi, et tu allais t'envoler. Non, il en était hors de question. Pas le temps de se poser des questions, il était temps d'agir.

Et jamais je ne t'aurais laisser me fuir, comme ton regard fuyait le mien. J'ai presque bondi sur toi. Mes bras passaient derrière ton dos, et je te serrais contre moi, avec tendresse, car j'avais conscience de ta fragilité. Nous souffrions, et nous avions besoin l'un de l'autre. Nous avions au moins besoin de cette étreinte, d'un moment de douceur. Je ne pensais plus à rien. Je ne pensais ni à tes cheveux blancs, ni a tes yeux rouges. Je ne pensais même plus à tes ailes noires. Peu importe ce que tu étais, je pouvais t'accepter dans ma vie, et je voulais que tu m'acceptes dans la tienne.

Pas de mensonges, pas de masques.

« Je t'en supplie... Reste avec moi. »




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MessageSujet: Re: « they forgot who they were. » ▲ emilia & hoper   Ven 15 Mai - 21:14





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Ses grandes ailes noires se déployaient, prêtes à créer des battements d'une force qui pourrait soulever une personne. Bien sûr, étant donné le corps frêle qu'elle possédait. Elle pouvait voler plus rapidement. Du moins, si sa condition physique lui permettait sans conséquence. A son plus grand regret, seul le décollage pouvait se dérouler sans encombrement. Avec simplicité et rapidité. C'était la raison de son attente. Brève, mais guère vaine.

« Je t'en supplie... Restes avec moi. »

Elle ne s'attendait pas à cela. Elle reçu une étreinte. Son corps squelettique était contre un homme. Il était grand. Son visage était posé sur son torse. Elle aurait cru entendre son coeur battre. Emilia sentait son souffle chaud dans ses cheveux. Ses paroles étaient comme des murmures au creux de son oreille. Ses pommettes devinrent saillantes. Elle n'avait jamais été aussi proche d'une personne du sexe opposé. Même son père ne lui avait offert une telle étreinte. Et Dieu seul sait, qu'elle n'aurait jamais refusé.

Elle revint à la raison. La jeune femme s'était laissée avoir par ce moment de tendresse qui avait réchauffé son coeur. D'un seul coup, sans le prévenir, elle battit lourdement des ailes. Elle ne faisait pas ça dans le but de s'envoler. Plutôt de l'auto-défense. Elle luttait contre cette étreinte en lui affligeant des coups d'ailes. Or, elle se faisait plus de mal à sa propre personne qu'autre chose. Emilia en perdit une plume, tellement elle se débattait. Elle ne voulait pas rester avec lui. Son coeur se serra à nouveau. Ses larmes redoublèrent. La souffrance qu'elle s'affligeait dans ce débat était de l'agonie.

Elle pensait lutter contre elle-même. Elle ne voulait pas croire à ce qu'on appelle « Le Destin ». Pour Emilia, c'était une erreur. Pourtant, quelque chose en elle la poussait à vouloir rester avec lui. Le protéger. Cela résonnait dans sa tête. Au point, qu'elle préférait subir une migraine plutôt que de céder à la tentation. C'était hors de question de faire quoi que ce soit pour lui. Elle l'avait déjà pensé. Elle préférerait le laisser tomber plutôt que de tomber avec lui.

Ses ailes disparurent. Elle ne possédait plus aucune force. Malgré cela, elle luttait encore. De par ses pleurs, sa migraine et la contrainte de le protéger. Cette sensation était le pire cauchemar qu'elle n'avait jamais eu. L'obligation de protéger une personne. Elle le ressentait dans toutes les parties de son corps. La jeune femme a eu même des tremblements. Par réflexe, elle porta ses mains à ses oreilles. Elle les recouvra et se referma sur elle-même. Étreinte ou non, elle se sentait seule. Seule face à son destin. Pourquoi ? Pourquoi elle ne pouvait pas choisir la personne qu'elle voulait protéger ? Elle ressentit un nouveau flot de sentiment. Colère. Injustice. La peur de se sacrifier pour lui. Le sentiment d'être en cage. Enfermée. Il n'était pas son échappatoire. Il était... Le rappel à ses origines.

Repliée sur elle-même. Dans l'incompréhension la plus totale. Elle céda. Non, son corps céda à sa place. Elle perdit connaissance. Les sanglots encore présents sur son visage au teint de porcelaine. Le destin a eu raison de sa petite personne. Elle n'aurait jamais cru que cette souffrance mentale la pousserait d'un pas en avant vers sur ce qu'elle était réellement. Il était le rappel à ses origines. Il était son protégé de par sa nature d'ange.


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MessageSujet: Re: « they forgot who they were. » ▲ emilia & hoper   Jeu 21 Mai - 6:44




They forgot who they were.


S'en suivit un silence des plus pesants, comme si ma requête de troublait. Elle était des plus simples, en réalité, et pourtant... Ce silence m'accablait. De plus, je ne pouvais voir ton visage, je ne savais pas à quoi tu pensais, ni ce que tu comptais faire. Malgré cela, je savais que tu pleurais.

Mais tu t'es mise à paniquer. Comme ça, sans prévenir, tu remuais, battant fortement de tes grandes ailes noires, quelques plumes t'échappaient. Est-ce que je te faisais peur à ce point ? Est-ce que tu étais prête à te battre pour m'échapper ? Était-ce la seule idée de devoir m'aider, qui te donnait la force de lutter ? Peu m'importait. Tu ne partirais pas, je ne pourrais pas le supporter. J'avais déjà l'impression de te connaître depuis si longtemps...

Je m'efforçais de supporter tes coups, bien qu'ils n'aient plus d'impact sur mon coeur que sur mon corps. Tes larmes m'infligeaient plus de souffrance que tes ailes. Supporter de te voir pleurer par ma faute, c'était ça, le vrai défi. Et je ne put me retenir de fondre en larmes, moi aussi, alors que tu essayais de m'échapper de toutes tes forces. J'étais blessé, en réalité, blessé que tu ne veuilles pas de moi, que tu me rejettes à ce point. Mais si c'est ce que cela me coûte, ainsi soit-il: Je ne te laisserais pas partir.

Je fermais les yeux, je n'en pouvais plus de te voir ainsi, c'était vraiment dur. J'aurais voulu que les choses soient plus simples, qu'elles se passent sans accrocs. J'aurais voulu ne pas devoir supporter ta tristesse. Mais il le fallait, car si j'y arrivais maintenant, peut-être que je pourrais t'en débarrasser, plus tard. Et ainsi, peut-être que tu ferais pareil, pour moi. L'idée que nous étions indispensables l'un pour l'autre me revenait, et j'en étais plus sûr que jamais.

Peut-être était-ce pour cela que tu avais peur ? Tu ne voudrais pas souffrir de me voir souffrir ? Peut-être avais tu peur que, si je sombre dans la folie, elle t'atteigne aussi ? Les bribes de mon ancienne personnalité me revenaient, celui que j'étais avant refaisait surface à travers mes songes. Quelque chose en moi me criait que je devrais me retrouver, si je voulais ne plus souffrir. Celui que j'étais avant s'était entièrement dévoué à sa tâche de rendre l'existence des autres plus plaisante. Donc... Ta façon de m'aider, serait de me laisser t'aider...?

Tu perdais connaissance, et je perdais l'équilibre. Je me retrouvais à genoux, avec toi dans mes bras, le visage encore humide de larmes. Ce visage, aussi pâle soit-il, je l'observais un très long moment. Ce n'est pas seulement toi qui va me protéger. Je ne serais pas un fardeau. Ensemble, nous serons plus forts.

Je ne te laisserais plus pleurer, Emilia.




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