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Des démons qui font de la peinture, des sorciers qui font de la couture, des vampires qui apprennent la cuisine... Bref ! Tout est possible à Chimera, même se faire manger par l'infirmier...

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 Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}

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MessageSujet: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeJeu 14 Mai - 9:43



EAU DE TOILETTE



Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Tumblr_nnwkiswy091u84dnlo1_500



Une eau de toilette, c'est comme un parfum. Mais en moins concentré. C'est un peu stupide, parce qu'en soit, c'est comme couper de l'alcool avec de l'eau : on retire la pureté du produit pour faire des économies. D'ailleurs, je n'aime pas les eaux de toilette, parce que je n'aime pas les parfums non plus. Je trouve que ça sent extrêmement mauvais. Que c'est trop fort. On m'a souvent dit que je n'avais pas un bon odorat, c'est peut-être vrai, mais je m'en fiche, je n'aime pas les eaux de toilette.

Voilà ce que j'ai pensé, en me réveillant ce matin.

En mangeant mes tartines, j'avais l'impression de manger de l'eau de toilette, en me lavant, j'avais l'impression de me frotter avec de l'eau de toilette, parce que je pensais tout le temps à l'eau de toilette. Bien évidemment, je ne me lavais pas avec de l'eau de toilette, mais avec un shampooing à l'hibiscus. Mais c'était réellement quelque chose de très gênant, parce que je crois avoir dit que je n'aime pas l'eau de toilette et que je trouve que ça pue. Vraiment. En plus, il pleuvait, dehors. Et j'avais peur qu'il se mette à pleuvoir de l'eau de toilette. Mauvaise journée, très, très mauvaise journée, sous le signe de l'eau de toilette.

Aujourd'hui, je n'ai pas beaucoup d'heures de cours à assurer, heureusement ; encore que les cours de basket se déroulent la plupart du temps en intérieur, dans le gymnase. Ce lycée est tout de même très bien équipé, avec tout ce qu'il faut pour la pratique sportive. Enfin, encore heureux, tu me diras. J'ai, comme d'habitude, enfilé ma tenue de sport sobre et sombre, jogging et T-shirt noir, avant de me mettre au travail, songeuse en observant la pluie s'écraser contre les vitres et murs du bâtiment. Ce n'était pas de l'eau de toilette. Les cours s'étaient globalement très bien passés, mes élèves ne faisaient pas trop les dingues, il faut dire que je n'avais pas la patience de les laisser m'emmerder. Non, sérieusement, il y a des jours où il faut pas déconner quand même. Avant de devoir partir à sa quête, je préfère m'assurer que le respect est encore avec moi. Surtout les jours où il pleut de l'eau de toilette.

Aujourd'hui, je dois voir Kaya. En fait, ça fait très longtemps que je ne l'ai pas vue, du moins, pas en privé. Elle est dans ma classe, c'est mon élève, mais je n'ai cours avec elle que plus tard dans l'après-midi. Pour réussir à l'attraper entre deux conneries, j'ai été contrainte d'avoir recours à la convocation officielle, motif « perturbe le cours, je dois lui parler, blablabla ». En même temps, c'est pas complètement faux. Elle est talentueuse en sport, sans doute grâce à nos heures de jeu étant petites, mais elle est plus fainéante encore que la plus énorme des feignasses. C'est chiant. Je ne peux pas me permettre de laisser passer ça, même si nous avons été élevées ensemble ; qui plus est, je m'inquiète un peu du chemin qu'elle emprunte, dans sa vie.

Et si l'air devenait de l'eau de toilette ?

On respirerait de l'eau de toilette tout le temps, on finirait par étouffer, et enfin, par mourir. En fait, ça empesterait l'eau de toilette partout, ça serait horrible, ça serait tragique et dramatique, et terrifiant. Les gens mettraient de l'eau de toilette pour masquer l'odeur de l'eau de toilette, parce que les gens sont cons, et mes livres pueraient l'eau de toilette. Edgar Allan Poe puerait l'eau de toilette. Son corbeau puerait l'eau de toilette. Tout puerait l'eau de toilette. Les magasins de parfum ne feraient que des eaux de toilette, parce qu'il en faudrait trop et que les parfums purs deviendraient trop chers, parce qu'ils masqueraient trop bien l'odeur de l'eau de toilette dans l'air, et ça deviendrait une vraie dystopie, où le marché de l'eau de toilette deviendrait trop présent, et ça serait terrible. Terrible, terrible. Terrible. Je n'aime pas l'eau de toilette, vraiment pas.

Le gymnase était vide, et Kaya devait arriver, bientôt, je l'espère. J'ai décalé un petit peu le panier de basket, j'ai fait un peu de rangement, j'ai sorti un ballon, ovale, orange, avec du noir. Ouais, un ballon de basket, quoi. Puis, étendue sur un tapis de gym tout mou et épais et très confortable, j'ai juste regardé la pluie, et son sillage transparent, fluide, fantomatique. Je me disais que, peut-être, je n'aimais pas l'eau de toilette parce que je suis un capybara, et que je dois sûrement avoir l'odorat d'un capybara. Et peut-être aussi qu'il fallait que je fasse plus de recherches sur les capybaras. Et j'attendais, dans l'appréhension de ce que j'allais voir de Kaya.

Oh, j'avais peur qu'elle soit déjà allée trop loin, dans sa saleté d'adolescence.  



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MessageSujet: Re: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeJeu 14 Mai - 11:17



Un ballon, un panier, je t'emmerde. - Zelcher Sandshrew//Kaya Sandshrew


Des fois je me dis qu'être une hybride gazelle, c'est vraiment pas facile tous les jours.
Par exemple ce matin, le réveil a sonné, je me suis levée tranquillement, et lorsque j'ai allumé la lumière, rien n'a changé autour de moi. Je voyais toujours noir, encore plus noir que d'habitude. Et ça, c'est parce que je suis une gazelle, que j'ai deux affreuses cornes qui me poussent sur la tête et que celles-ci semblent avoir une volonté propre de me troller. Un coussin. Oui cette nuit j'ai réussi à m'embrocher un coussin par les cornes, et le pire, c'est que je suis tellement habituée maintenant, que je n'avais même pas remarqué que j'avais un poids sur le haut de mon crâne. Des fois j'me dis que j'aimerai bien être croisé de dugong.

Mais si vous savez, cet animal pas très beau qui vit dans l'eau. Au moins avec cette peau glissante, j'aurais aucun problème à ce niveau là. Nan le plus dur ça serait pour enfiler des vêtements et les faire tenir à mon corps, que des trucs moulants ou rien. Alors ce matin, pour me dire que je n'étais pas croisée de dugong, j'ai mis un t-shirt blanc assez décolleté et un pantalon rouge pas trop serré.
Je suis ici depuis seulement quelques jours, mais c'est déjà l'enfer. On me connaît dans le lycée comme « la fille de la même famille que la prof' de basket » et ça, c'est super agaçant. Tiens, tant qu'on en parle de Zelcher, cette garce m'a convoqué vers 13h pour parler, dans le gymnase. Comme si elle ne pouvait pas simplement me parler après la fin d'un cours si c'était pour la raison qu'elle avait inscrite sur le papier. Perturbe les cours. Depuis quand je perturbe les cours moi, c'est jamais ma faute si tout le monde commence à s'énerver dès que le prof' de maths donne des tonnes d'exercices.

Je me suis dirigé vers mes premiers cours de la journée. Dans le tas j'avais piscine, l'une des spécialités que j'ai choisi cette année.
Je me suis rapidement changée puis j'ai sauté dans le grand bassin, tel un gracieux dugong qui plonge au fin fond de l'océan. Nan, j'aurais jamais pu être un dugong, c'est bien trop disgracieux, et puis ça ressemble trop à un capybara. J'voudrais pas ressembler à Zelcher, pour rien au monde ! Tout en nageant quelques longueurs, je me questionnai à propos de Zelcher. Qu'est-ce qu'elle voulait me dire de si important pour me donner un rendez-vous ultra secret dans le gymnase. Bien sûr, elle allait sûrement me parler des professeurs qui se plaignaient déjà de mon ''mauvais comportement'', j'en étais quasi-certaine. Et pendant que je m'interrogeai sur le mauvais quart d'heure que j'allais passer, j’accélérai pour finir les quelques mètres qui me séparaient du bord de la piscine.

Il était bientôt 13h, je commençais à avoir faim mais bien sûr, impossible de manger maintenant, sinon j'allais être à la bourre. Et pour être honnête, j'étais déjà à la bourre mais c'était pas de ma faute, à cause de la pluie j'avais du enfiler une veste sous peine d'arriver totalement trempée au gymnase. Pourtant, je me suis quand même dépêchée. Par parce que j'avais faim, ou pour éviter de me mouiller, non, ça pouvait attendre ça, pas comme Zelcher. Elle a beau être ma pire ennemie dans beaucoup de domaine, je l'aime bien quand même...

« Salut la moche. » balançais-je en entrant dans le gymnase. -oui oui, je l'aime bien-.

J'envoyais mon sac de cours et de piscine valser un peu plus loin que Zelcher, puis j'attrapais le ballon de basket qu'elle avait entre les mains. Elle était allongée sur un gros truc de mousse, comme une grosse feignasse, mais ça bien sûr, j'allais éviter de lui dire. Non, on sait tous qu'elle est moche, suffit de la voir quand elle se transforme en capybara, mais elle est loin d'être feignante, ça je peux vous l'assurer.
Sans même lui accorder plus de temps que ça, je m'approchais du rond central du terrain de basket, puis visais le panier avec mon ballon. Mais avant de tirer, je me demandai bien comment un dugong aurait pu envoyer une balle, j'veux dire, ça a que deux petites nageoires, rien de bien folichon. Hmm... Peut-être avec sa bouche alors ? Non, c'est un dugong par une otarie. Peut-être que Zelcher savait ? Elle qui se prétendait si intelligente. D'un geste plutôt rapide, je lançais le ballon vers le panier, attendant de me faire engueuler par la vieille mégère.
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MessageSujet: Re: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeJeu 14 Mai - 12:17



EAU DE TOILETTE



Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Tumblr_nnwkiswy091u84dnlo1_500


Je suis restée un moment allongée, sans bouger. En étoile de mer, mon ballon m'ayant été cruellement confisqué par ma propre élève. J'écoutais la pluie. Je pensais à l'eau de toilette. Aux axolotls. Aux axolotls qui mettent de l'eau de toilette. Elle était un peu en retard, mais ça, j'avais l'habitude : Kaya n'a jamais été ponctuelle, et ce n'est pas quelque chose que j'ai vraiment l'habitude de lui reprocher. On ne choisit pas certains traits de son caractère, et si je suis réglée avec la précision d'une horloge, les dysfonctionnements temporels de mon amie hybride n'étaient pas une fatalité, ni le drame de ma vie.

De la même façon, j'avais décidé de ne pas souligner sa façon de m'apostropher, quelque peu familière, dirons-nous. Nous avons vécu toute notre vie ensemble, et après tout, je suis là pour elle. J'ai regardé le plafond encore un petit moment. La pluie grésillait sur les vitres. J'imaginais que c'était de l'eau de toilette, et ça me faisait grimacer intérieurement, et mes yeux gris se serraient en imaginant l'odeur que ça produirait. Peut-être qu'un jour, quelqu'un de machiavélique achètera des litres et des litres d'eau de toilette, survolera le monde à bord de son dirigeable géant, et déversera son liquide démoniaque sur les champs, les écoles et les routes, engendrant ainsi un chaos inexorable, qui ne pourra jamais être rattrapé, et c'est ainsi que le monde deviendra un vaste terrain vague, vide et désertique, et apocalyptique. Ce sera la fin du monde, à cause de l'eau de toilette. La vile, démoniaque eau de toilette.

Je m'étais levée lentement, un peu perturbée et mélancolique à cause de mon mauvais réveil. J'avais, comme d'habitude, le regard qui errait dans le vide intersidéral du gymnase, les yeux qui ne daignaient même pas s'arrêter sur la silhouette féminine de Kaya. Elle devait s'attendre à ce que je la réprimande, en fait, je n'avais même pas la volonté de crier. Elle avait l'habitude de mes sautes d'humeur, depuis le temps qu'elle me supporte.

Un jour, c'est quand nous étions petites, je devais avoir douze ans, et elle cinq, je m'étais réveillée sur une découverte terrifiante ; nous n'avions plus de confiture. Cette simple pensée que je devais prendre mon petit-déjeuner sans confiture avait suffi à me foutre le cafard durant la journée entière, et c'était tellement pénible je crois, qu'après ça, papa a toujours pensé à prendre deux ou trois pots de confiture à la fois pour nous deux, histoire de ne jamais en manquer. Kaya est habituée à mes sautes d'humeur. Elle ne serait pas surprise de me voir survoltée demain, alors que je ramperais presque dans la poussière aujourd'hui.

Je me suis approchée d'elle, j'ai posé une main sur son épaule. Kaya et moi faisons à peu près la même taille, et il faut dire que pour des femmes, nous sommes plutôt grandes. C'est peut-être bien ce qu'on attend de la part des basketteuses. Des grandes femmes. J'ai pris son ballon, puis, en commençant à le faire rebondir sur le sol de ma main droite, j'ai retiré la gauche de son dos, et j'ai parlé, d'une voix un peu fatiguée.

Bon, Kaya. Tu poses pas mal de soucis parfois, en cours, tu sais ? Je sais que le boulot n'a jamais vraiment été ton fort, mais essaie au moins de jouer le jeu. De regarder les gens quand on te parle, et…

Bien évidemment, je déblatérais mes remarques en fixant le sol, le ballon. Pac, pac, pac, faisait le ballon en rebondissant sur le sol. Il résonnait, ma voix aussi résonnait. On résonnait avec la pluie, avec l'eau de toilette.

Et…

J'avais déjà perdu le fil de ce que je disais, en pensant à ma résonance avec l'eau de toilette. Est-ce que j'étais obligée de résonner avec quelque chose que je n'aimais pas ? Est-ce que je pouvais, je ne sais pas, arrêter l'écho de ma voix ? Par ma volonté ? Non, c'est stupide. De toute façon, ce n'est pas comme si l'eau de toilette avait une conscience propre, donc, même si je résonnais avec, ça ne serait pas trop gênant, je crois. J'avais perdu le fil de ce que je disais. J'ai lancé le ballon, panier. J'ai couru pour le reprendre, ça m'a fait du bien, puis j'ai lancé la balle à Kaya, par réflexe, en continuant avec ce qui me passait par la tête, passant du coq à l'âne.

Sinon, tout va bien ? Tu réussis ton cursus ? Tu sais, ça fait longtemps que je n'ai pas eu de nouvelles de comment ça se passait, pour toi… Tu fumes toujours ?


La cigarette, ça avait toujours été un sujet de discorde chez nous. Je ne supportais pas l'idée que Kaya puisse fumer. Je ne comprenais pas l'idée que Kaya puisse fumer. Je me disais toujours, non, je m'étais toujours dit qu'elle était raisonnable, décente, qu'elle n'irait jamais chercher la merde et les saloperies à ce point. Puis un jour j'ai découvert qu'elle fumait. J'étais dans une colère noire. D'ailleurs, si je n'étais pas aussi bas aujourd'hui, je le serais toujours. Mais de toute façon, pour une fois que j'avais réussi à focaliser son attention sur notre discussion, je me disais que commencer à parler doucement pouvait, peut-être, éviter un froid, ou une énième engueulade.

J'aurais voulu réussir à la rapprocher de moi, plutôt que de l'en éloigner.   



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MessageSujet: Re: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeJeu 14 Mai - 14:01



Un ballon, un panier, je t'emmerde. - Zelcher Sandshrew//Kaya Sandshrew



Ces derniers temps lorsque je voyais Zelcher, j'avais juste envie d'augmenter le son de mes écouteurs, tracer ma route et ne plus jamais la croiser. Le problème, c'est que tout était fait pour que la vois, que je ne puisse pas l'oublier, la sortir de mon esprit. Mon fond d'écran de portable -que j'avais la flemme de changer-, c'était une photo d'elle, de papa et de moi ; la moitié de mes heures de cours, soit je l'avais en prof', soit elle travaillait à côté. Et même si je veux simplement manger au self, elle passe à côté de moi pour aller débarrasser son plateau, ou me balader dans le parc, elle s'entraîne au loin.
Et ça, c'est très énervant au quotidien. Mais encore, si elle était aussi mignonne qu'un dugong, ça irait ! Mais Zelcher c'est quelqu'un de très -voire trop- protectrice.

Je ramassais le ballon que je venais d'envoyer, le faisait légèrement tourner entre mes mains. Zelcher s'était d'ailleurs relevé et venait de poser sa main sur mon épaule. Alors, par quoi elle allait commencer ? Et comment surtout. Elle semblait aussi lente que le capybara qui sommeillait en elle. Pourtant malgré cette lenteur d'esprit qu'elle a toujours eu, elle me subtilisa le ballon des mains. Je me contentais de la fixer pendant qu'elle se contentait de dribbler sur place. Puis enfin le moment fatidique est arrivé. Lorsqu'elle a ouvert la bouche, me disant les choses franchement.

Et comme d'habitude, c'est moi qui crée les problèmes. La source de tout débordement en cours, du moindre petit rire lâché en cours de physique. C'est facile de toujours mettre la faute sur la même personne, m'enfin, j'y étais habituée maintenant. C'est pas comme si ça faisait quelques années qu'elle me reprochait ça, l'capybara.

Pourtant j'en faisais des efforts, vraiment. J'arrivais plus trop en retard au cours, je faisais en sorte de faire tous mes exercices de maths comme elle me l'avait conseillé depuis maintenant des années (« parce qu'il faut s'entraîner pour progresser, comme pour le basket » m'avait-elle dit il y a fort longtemps !). Et puis... pour regarder les gens quand ils me parlent, il faudrait déjà qu'ils me regardent, n'est-ce pas ? C'était pas en fixant le sol que j'allais pouvoir corriger ce défaut. Je souriais, et pas qu'intérieurement. Un large sourire venait de s'afficher sur mon visage quand Zelcher commença a buguer. Et... ? En voilà une bonne question, quoi d'autre avait-elle à me dire.

Comme pour sortir de son état de bug intense, elle se retourna vers le panier et tira. La balle rentra sans problème, faisait un petit ricochet bien calculé sur le panneau blanc. Je soupirai légèrement en voyant la balle me revenir après quelques minutes de séparation. Zelcher venait de changer complètement de sujet, me posant des questions plutôt banales, que n'importe quel ami aurait pu me demander. Je rattrapai aisément la balle orange, puis je fis quelques dribbles tout en l'écoutant.

Au départ j'ai vraiment cru qu'elle allait rester dans une conversation neutre. Me demander si j'avais manger, si tout se passait bien, mais non. Il fallait toujours qu'elle retourne sur un sujet délicat. Si je fumais toujours. Elle a réussi à me griller la première fois que j'ai touché à ça, juste pour essayer, faire comme tout le monde. Malheureusement c'est parti en dispute assez terrible et pour l'énerver encore plus, j'ai fait semblant de fumer depuis quelques mois. Je crois que ce jour là, je l'ai vexée.
Mais sinon, je ne fume pas plus que ça, quelques fois en soirée, mais à part ça, je m'en passe totalement. J'lui ai juste dit ça pour la faire rager. Son côté protecteur est assez énervant.

Je continuai de dribbler, tout en la regardant. Oui vraiment, elle avait le même nez qu'un dugong.

« Tout va bien pour le moment, je n'ai qu'une seule convocation si tu vois c'que j'veux dire. » Je lui souriais. « C'est plutôt facile les études de sport et j'commence à avoir un bon niveau dans certaines matières. »

Je m'éloignais un peu d'elle pour pouvoir tenter un panier de côté, le tout en continuant de dribbler. Je ne savais pas comment lui répondre pour les clopes. J'avais envie de continuer, de jouer avec elle, de la voir paniquer, se révolter, lui montrer que je n'étais plus la gamine qu'elle a autrefois chouchouté.

« Et bien sûr pour les clopes ! D'ailleurs si tu pouvais me dépanner, il m'en reste plus que deux pour tenir jusqu'à ce soir, j'aurais bien besoin d'un peu d'argent. »

Je lançais le ballon, rigolant à ma propre blague. J'en avais un paquet d'avance. Non, ce qui allait me manquer bientôt, c'était les bonbons à la fraise. J'en consommais vingt fois plus que les cigarettes, c'est pour dire a quel point les clopes c'était assez insignifiant pour moi.

« Yeaaah, trois points !»
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MessageSujet: Re: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeJeu 14 Mai - 16:37



EAU DE TOILETTE



Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Tumblr_nnwkiswy091u84dnlo1_500


Si il pleuvait de l'eau de toilette.
Tout le monde serait aveugle.

Le monde entier, en levant les yeux au ciel, serait atteint d'une cécité incurable, et comme la pluie serait de l'eau de toilette, personne ne pourrait boire dans les rivières et les flaques d'eau. Les animaux seraient intoxiqués et le traitement de l'eau prendrait beaucoup trop longtemps pour donner quelque chose de rentable. En fait, si il pleuvait de l'eau de toilette, l'Humanité elle-même ne serait pas arrivée là où elle en est aujourd'hui, parce qu'elle n'aurait pas pu évoluer. Parce que tout le monde serait aveugle si il pleuvait de l'eau de toilette. Elle fume.

J'ai beau penser à l'eau de toilette, elle fume. Elle ne m'a pas écoutée, peut-être même qu'elle dit juste de la merde (comme d'habitude), mais si elle dit vrai, elle fume. Par pure insolence, pour me défier, elle fume encore. Et elle me provoque. Les gens diront que « ce n'est pas si grave que ça, laisse-la vivre sa vie ». Je ne suis pas, enfin, je ne fonctionne pas comme eux. Je n'arrive pas à « laisser passer » les choses. Je n'arrive pas à me dire qu'elle risque de dépenser des centaines d'euros dans quelque chose qui va juste la détruire petit à petit. Pour moi, c'est un gros problème.
Mais je ne voulais. Surtout pas. M'énerver.
Alors j'ai juste ignoré sa remarque et répondu comme si de rien n'était.

Désolée pour la convocation, il me faut bien un prétexte pour essayer de pouvoir te parler tranquillement. Tant mieux si tout va bien, le cursus sportif est celui qu'il te fallait, je suppose. Je suis contente pour toi.

Je récupérais le ballon, marchant dans le gymnase tout en faisant des dribbles, à mon tour. J'étais songeuse. La pluie malmenait toujours les carreaux, et ses traces scintillantes ne seraient plus que des taches poussiéreuses demain matin. Tout se finit bien trop vite.

Si il pleuvait de l'eau de toilette, les parfums ne seraient que de l'essence d'eau de toilette. Ils seraient vendus à un prix dérisoire, étant donné que l'eau de toilette tomberait littéralement du ciel, et tout le monde puerait le parfum, sûrement pour essayer de faire abstraction de l'odeur de l'eau de toilette. On ferait tout avec du parfum. Peut-être qu'il n'y aurait plus de shampooing à l'hibiscus, mais seulement du parfum à l'hibiscus. Des pancakes à l'hibiscus. Du coca à l'hibiscus. Du jus d'hibiscus. L'industrie du parfum prendrait le dessus, et les petits commerces et autres épiceries auraient du mal à se frayer un chemin parmi toutes les parfumeries discount. L'économie s'effondrerait, si il pleuvait de l'eau de toilette. En plus, tout le monde serait aveugle. Le parfum serait alors un moyen de s'identifier les uns aux autres. J'avais de la peine, ou j'étais énervée je sais pas. Un peu les deux, je crois.

J'ai fait un panier, puis un deuxième. Un moment, j'ai juste lancé le ballon à l'autre bout du gymnase, d'un vaste mouvement de bras.

Pourquoi tu ne veux jamais m'écouter, Kaya ? J'en ai un peu marre que tu te moques de moi parfois, tu sais. C'est pas drôle. Je me fais du souci. Je m'inquiète de ce qu'il pourrait t'arriver, et tu te contentes de faire comme ça te chante, sans jamais venir me voir, au moins pour parler de trucs normaux, comme une fille le ferait avec sa grande sœur.

Je ne criais pas. Ma voix était toujours plus ou moins fatiguée, alors que je prononçais ma tirade. Je me sentais un peu agacée, pas encore en rage, et pourtant, Kaya a le don de m'énerver très facilement. Surtout quand elle me donne l'impression de m'éviter et d'ignorer mon existence comme ça. Je n'aime pas l'eau de toilette. Parce que ça sent extrêmement mauvais.

Un peu comme cette discussion.


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Dernière édition par Zelcher Sandshrew le Jeu 14 Mai - 21:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeJeu 14 Mai - 17:54



Un ballon, un panier, je t'emmerde. - Zelcher Sandshrew//Kaya Sandshrew



Certes c'était un prétexte comme un autre, mais pour quelqu'un qui voulait que mon dossier scolaire soit quasi-parfait, recevoir des convocations toutes les semaines allait faire un peu tâche. Non elle pouvait faire plus simple, comme envoyer un SMS par exemple ! Bon là encore, j'aurais pu trouver des excuses pour ne pas venir. Comme par exemple, j'ai pas reçu ton message, qu'est-ce qu'ils sont débiles parfois les portables... ou encore je l'ai lu, mais j'étais concentrée sur autre chose, du coup j'ai répondu sans répondre. Quand ça arrive c'est vraiment chiant ça. Genre on est concentré sur LoL et à côté, y'a le portable qui vivre. Alors bonne chance pour ganker, comprendre le message, y répondre et faire un doublé. Nan sinon elle pouvait aussi m'appeler ! Bon là je l'aurais carrément snobé, voire même je lui aurais raccroché au nez en disant que je passais sous un pont imaginaire. Nan, finalement elle avait choisit la bonne technique pour me faire venir jusqu'à elle.

Je la laissais ''s'amuser'' un peu avec la balle. Moi pendant ce temps-là, je venais de sortir des supers bonbons goût frai-what, goût cerise ? Vu le petit personnage qui était dessiné sur le sachet, pas de doute, c'était de la cerise ! Nan, j'aime bien la cerise, après tout quand elles sont bien mûres, elles sont bien rouges et ça, c'est carrément génial. Mais je préférais quand même la fraise. Peut-être parce que papa achetait plus de confiture à la fraise qu'à la cerise ? Qui sait. Elle commençait a marquer quelques paniers pendant que je mâchais les petits bonbons en gélatine. Un, deux, mais pas un troisième.

Le ballon passa à côté de moi à une vitesse assez incroyable. Il alla taper contre le mur au fond de la salle, fit quelques rebonds puis arrêta totalement de bouger.
Zelcher semblait calme et énervée à la fois. J'aimais pas quand elle était comme ça pour une simple et bonne raison : c'est super énervant. Alors du coup je m'énerve, elle s'énerve et ça pouvait très vite partir très loin en quelques secondes à peine. J'écoutais ce qu'elle me disait le tout en continuant de manger quelques bonbons. Puis, une fois fini, je m'approchais d'elle en haussant les épaules.

« Tu sais, c'est dur de venir te voir après les cours. »

Bon d'accord, j'avais pas mal de temps libre et cette excuse était tellement bidon qu'elle sentait le faux à des kilomètres, mais c'était la seule valable à laquelle j'avais pensé sur le coup. Une fois assez proche d'elle, je passais mon bras gauche par dessus ses épaules, déposant mon sachet de bonbon dans une de ses mains libres.

« Mais si ça peut te faire plaisir, j'essayerai de venir. »

Je me détachais de ma grande sœur pour pouvoir courir vers le fond de la salle, chercher le ballon. Qu'est-ce qui fallait pas dire pour éviter une bagarre.

« Eh Ramoloss attrape ! Super home run ! »

Je pris un peu mon élan et, une fois assez proche de Zelcher, je lançais la balle dans sa direction, visant du mieux que je pouvais la jeune adulte.






Comme je suis un boulet j'ai réussi a effacer le RP... du coup j'ai réécrit assez rapidement le post, sorry ;w;


Dernière édition par Kaya Sandshrew le Jeu 14 Mai - 23:52, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeJeu 14 Mai - 22:04



EAU DE TOILETTE



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J'étais plantée là, encore contente d'avoir eu le bras de Kaya autour de mes épaules pour la première fois depuis plusieurs semaines, et satisfaite de sa promesse de passer me voir de temps en temps, et tellement contente, vraiment, comme un chien qui revoit son maître, quasiment. Remplaçons juste « chien », par « capybara ».
Il faut dire que je suis un peu la bestiole de Kaya, son Animorphe, son Pokémon, étant donné que je suis liée à elle et que je ne serais probablement liée à personne d'autre à part à elle. Dit comme ça, je trouve que ça sonne comme une fatalité. Ce n'est pas tragique. Ce n'est pas un problème, non plus.

J'étais plantée là, et j'avais pas vu le ballon venir. Je ne faisais pas vraiment attention à ce qui se passait autour de moi, honnêtement. Et c'est comme ça que je me suis pris un sacré smash dans la figure.

Je n'ai jamais autant mérité le surnom de Ramoloss qu'à cet instant.

Et il y a un détail assez spécial avec moi, et je ne sais pas si c'est commun aux Animorphes, mais sous l'effet d'une grande surprise ou d'une grande frayeur, je me transforme. Pouf. Et c'est pour cette stupide raison que je me retrouvais bientôt petite, poilue, flottant dans mes vêtements, couinant de frustration et d'étonnement. Un capybara bien portant, bien qu'un peu sonné.
Heureusement pour moi, Kaya peut me comprendre sous ma forme de capybara, car retrouver mon corps humain ne pouvait pas se faire en dix secondes. J'avais besoin de me concentrer, de reprendre mon calme, de souffler et de trouver un peu d'énergie. Passer de forme humaine à animale est plus facile que l'inverse, pour la simple raison qu'une femme possède plus d'énergie mentale et physique qu'un capybara. Logique.

Il pleuvait toujours, dehors. Dans ma tête de rongeur, tout s'emmêlait, et l'évidence se fit qu'il pleuvait vraiment de l'eau de toilette. C'était absurde, mais un rongeur c'est un peu crétin aussi, donc ça me paraissait parfaitement cohérent à ce moment-là. Bref, voilà, j'étais un capybara, je croyais vraiment qu'il pleuvait de l'eau de toilette, alors tout m'est revenu à l'esprit, l'économie qui s'effondre, les gens aveugles, l'apocalypse, les axolotls, tout. Je poussais des couinements affolés entrecoupés de « nooon, pas l'eau de toilette ! » à qui pouvait bien le comprendre, et j'ai honte, j'ai très très honte, et j'espère de tout mon cœur que Kaya n'en parlera jamais à personne, parce que sinon c'est vraiment la merde.

Surtout que, toujours aussi paniquée, mon premier réflexe fut justement d'avancer vers mon amie et élève et de m'accrocher à elle comme à un radeau de secours, abandonnant lâchement mes vêtements humains derrière moi. C'est terrible d'avoir ses capacités cérébrales réduites à ce point. C'est terrible, surtout parce que je me rappelle de tout ce que j'ai pu faire en étant un capybara une fois de retour à ma forme humaine, et je me souviens même de mon chemin de pensée, et c'est terrible.

Maintenant, en y réfléchissant bien, je peux tout de même comprendre un petit peu ma détresse. Il est vrai qu'imaginer le monde submergé par un flot gargantuesque et infini d'eau de toilette et une pensée particulièrement dérangeante, et vraiment douloureuse, aussi. J'imagine que c'est quelque chose de très difficile à encaisser pour un pauvre capybara.

Kaya, c'est terrible, il pleut de l'eau de toilette, dehors, hein ? Je sais que tu vois encore bien, c'est bien, je te protégerais, je t'assure !


Je salissais son pantalon de mes pattes griffues de capybara, tout en prononçant ces mots. J'espérais qu'elle me rassure à ce moment-là, parce que je trouvais la situation catastrophique, et j'avais un peu de mal à réfléchir à ce que je faisais en étant humaine, vu le choc brutal qui avait engendré ma transformation.
Bon, heureusement pour Kaya, nous avions déjà vécu une ou deux situations similaires, et surtout, l'effet secondaire de ces transformations forcées disparaissent généralement après quelques minutes. Quelques minutes et quelqu'un d'assez décent pour ne pas m'entraîner plus loin dans mon délire. Non parce que, sinon, ça peut aller vraiment, vraiment loin.

J'aime pas l'eau de toilette.


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MessageSujet: Re: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeJeu 14 Mai - 23:02



Un ballon, un panier, je t'emmerde. - Zelcher Sandshrew//Kaya Sandshrew



J'aurais du aller au club de baseball.
C'est vrai ça, on y pense pas assez souvent, mais quand on arrive à faire des Super home run aussi parfait que les miens, j'me dis que j'ai mal choisi mes matières. Bon en réalité, je suis pas super douée avec une batte de baseball et j'aurais jamais réussi a faire ça avec une toute petite balle, mais j'aime bien y croire. Zelcher n'a jamais aussi bien porté son surnom de Ramoloss. A la base, j'avais donné comme surnom à un Ramoloss dans Pokémon, Zelcher, puis au final les deux ont un peu échangés les rôles. Zelcher est devenue mon Ramoloss irl.

En voyant la balle s'écraser en pleine gueule de Zelcher, j'étais partagée entre rigoler comme une débile et aller la voir, m'assurer que je ne lui avais passé le nez. Mais c'est après que j'ai pris ma décision, lorsque sous le choc, elle s'est littéralement transformé en capybara. Alors j'ai rigolé, de loin, je me tordais de rire parce que ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu aussi peu ''sérieuse''. Elle avait l'air totalement paniquée, je voyais même d'ici son petit museau frémir, cherchant une raison à tout ça. J'espérais seulement que je ne lui avait pas détruit le peu de neurones qui lui restait.

La plupart des personnes auraient pu entendre des couinements affolés, sans même en comprendre le sens mais aller savoir pourquoi, depuis toute petite, j'arrivai parfaitement bien à la comprendre. Comme si un lien unique s'était tissé entre nous. Je me rapprochais doucement d'elle, le tout en séchant mes larmes de joie. A première vue, ma frappe lui avait fait extrêmement mal vu qu'elle n'arrêtait pas de crier ''non pas de l'eau de toilette''. J'avoue sur le coup j'ai pas compris. J'ai même rarement compris les idées tortues de ce capybara. On l'a retrouvé seule, un soir, alors qu'il faisait froid, forcément ça a altéré un peu son cerveau.

La jeune fem-la grosse masse poilue s'avança rapidement vers moi, ne s'arrêtant pas de beugler n'importe quoi sur son eau de toilette (une belle idée de cadeau d'anniversaire ça). Elle n'arrêtait pas d'accrocher ses griffes sur mon pantalon et surtout, à m'arracher la peau dessous. Je serrais les dents tout en essayant de la réconforter un petit peu mais ça semblait mal parti. J'avais beau lui gratter derrière les oreilles, elle ne voulait pas se calmer et elle sortait des choses complètement insensées.

Selon elle, il pleuvait de l'eau de toilette. Je tournais la tête vers l'extérieur. De l'eau de toilette, vraiment. Et elle voulait m'en protéger. Okay Zelcher, tout allait bien se passer, vraiment, tu ne dois surtout ne pas avoir peur...

« Oh mon dieu Zelcher ! T'as raison, c'est bien de l'eau de toilette dehors je... je peux sentir l'odeur atroce me chatouiller les narines. » dis-je d'un ton totalement surjoué, profitant de la situation. « Mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire ! On doit se cacher, attendre que les secours arrivent... vite, dans le local à bordel. »

Je montrais au loin une porte qui ne menait pas dehors mais bien à une pièce que tout le monde redoutait. Le placard fourre-tout, remplit de tout et n'importe quoi. Il était petit, assez mal rangé et il y'avait toujours une chance sur deux qu'un filet de badminton vous tombe dessus. Mais là, ce n'était pas pareil. C'était un cas d'extrême urgence. C'était vital. C'était l'apocalypse et cette ''eau de toilette'' allait rapidement nous transformer en zombie fashion ! Alors on devait faire vite, très vite.

J'attrapais rapidement mes sacs de cours, rangeais les affaires de Zelcher dedans puis je me dirigeais vers le local. J'ouvris la porte rapidement et la referma aussitôt. Bien sûr manque de chance, en claquant la porte, l'étagère où était rangé la plupart des balles de basket vacilla et en fit rebondir quelques unes. Je me mis à quatre pattes pour pouvoir me faufiler sous les installations de gym', puis je m'installais tout au fond du local. Je repris mon souffle et soufflais légèrement. Un soufflement qui pouvait clairement être interprété comme ''c'était moins une ! Heureusement que tu étais là pour me prévenir du danger !''.

De l'eau de toilette, vraiment.
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MessageSujet: Re: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeVen 15 Mai - 19:03



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J'étais dans un état de panique proche de l'hérésie. Avec Kaya qui m'emmenait dans le local à n'importe-quoi, prétendant que ça sentait l'eau de toilette et que la situation était atroce, vraiment, elle n'arrangeait rien.
J'ai couru, du haut de mes quatre petites pattes, le plus vite possible. Je couinais de partout, et une fois parvenues dans le local, et bien cachées sous une étagère, je reprenais mon souffle.

La situation est grave ! Nous sommes submergés par de l'eau de toilette. La fin du monde est un événement inéluctable ! Maintenant, la priorité ne sera plus les études ni même aux trivialités sociales, mais bien à la survie, pure et dure. Trouver de la nourriture n'étant pas contaminée par de l'eau de toilette, des locaux appropriés à notre survie, tout ça, tout ça.
Mais moi, capybara saint de corps et d'esprit, je m'engage à protéger ma très chère amie ici présente contre tous les dangers à venir, au péril de ma vie !

J'étais solidement campée sur mes pattes, dans une posture héroïque et solennelle, la truffe dirigée vers la porte. Au combat, camarades !

Kaya, ne t'inquiète pas, je serais bientôt de retour pour veiller sur toi ! Tu peux compter sur moi, nous survivrons jusqu'à la fin, ensemble !

Après trois tentatives peu fructueuses, je parvins à rouvrir la porte du local en bondissant sur la poignée de tout mon poids. Je courais ensuite jusqu'à l'extérieur, dérapant sur le sol, déterminée à trouver de l'aide. Je sentais presque l'odeur de l'eau de toilette m'effleurer les narines, et je serrais les crocs tout en redoutant le spectacle qui m'attendait une fois que je serais dehors.

Il pleuvait des cordes. Au contact de la pluie sur mes poils, je couinais fort, instinctivement, comme prise d'une douleur insupportable. Je me sacrifiais pour le bien de Kaya, et j'avançais, petit à petit, sous la pluie, craignant la tempête, craignant d'y laisser ma vue. Mon imagination fertile m'épuisait vraiment beaucoup, tellement que, passé un moment, je m'effondrais sur le sol trempé, avec un bon gros mal de crâne. Persuadée que c'était encore là l’œuvre de la machiavélique eau de toilette, je me relevais, comme l'héroïne d'un shonen quelconque, pour continuer ma quête de vérité et d'aide. Mais bon sang, j'avais une sacrée migraine, quand même. Comme si c'était seulement maintenant que je ressentais la douleur du smash dans mon crâne.

Comme si… J'avais été dans un état second ? Jusque-là ?
Un état… Second ?
Juste un état temporaire ?

Soudain, je stoppais net mon avancée courageuse à travers l'averse. Tout doucement s'immisçait dans mon esprit l'idée que, peut-être, je faisais une grave erreur, et que, peut-être, il était impossible qu'il se mette à pleuvoir de l'eau de toilette.
Avec appréhension, je me mis à regarder les étoiles dans les yeux. Et je survécus. Enfin, par là, je veux dire que je n'étais pas devenue aveugle.

Kaya.
Kaya, Kaya. Kaya, ma petite Kaya.
Je te déteste. Plus que ça : je te hais. Je t'abhorre.
Je-te-renie.

C'est avec un air contrit que je revins dans la salle de sport, en bon capybara détrempé et glacé jusqu'aux os. En apercevant Kaya, je me contentais de lui foncer dessus avec frénésie, tête baissée, pour enfin accrocher ma lourde carcasse mouillée et puant le rongeur noyé à ses vêtements. J'étais pas contente, et si je pouvais au moins pourrir son T-shirt, j'allais le faire. Je regardais mon amie avec mes petits yeux de capybara vexé dans sa fierté, et je restais obstinément agrippée à elle comme un koala.

Kaya. Je t'ai déjà expliqué tellement de fois que tu devais pas déconner quand je suis comme ça !


Ce genre de situation, c'est vraiment extrêmement embarrassant pour moi. Pour dire la vérité, je faisais tout pour éviter ça, et c'était la raison même pour laquelle je ne me transformais que rarement en capybara. Ces animaux ont des capacités cérébrales assez limitées, et mon ego ainsi que mon mental en prennent un coup, à chaque fois. Bon, bien sûr, Kaya passe son temps à me faire de mauvaises farces de ce genre-là, et je suis sûre qu'elle trouve ça vraiment très très drôle, mais moi pas. De l'eau de toilette. C'est quelque chose de très sérieux et de très important, l'eau de toilette.

Kaya, je t'aime bien, mais t'es vraiment lourde, parfois !

Kaya. Je t'aime bien. Mais t'es vraiment lourde, parfois.

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MessageSujet: Re: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeVen 15 Mai - 23:57



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Tout ressemblait à un film d'horreur bas budget. Tourné dans la cave de la grand-mère qui prêtait sa maison pour la soirée, par deux gamines qui voulaient s'amuser et faire semblant de vivre la fin du monde.
C'était assez pitoyable vu comme ça, moi, presque allongée par terre, recouverte par des filets de badminton. Il ne manquait que la musique flippante, les bruits venues d'outre tombe, l'ambiance pesante, les rires sataniques. Et pourtant, cette scène me faisait marrer au plus haut point. C'est vrai, avec un capybara à côté de moi, ça cassait tout de suite l'aspect tragique de la scène.
J'ai toujours aimé me moquer de Zelcher lorsqu'elle se transformait, ses capacités intellectuelles étaient amoindries, elle réfléchit beaucoup moins vite et surtout, il lui arrive souvent des petites crises, comme celle qu'elle vient de faire à l'instant. Et moi ça me fait rire, parce que ça me rappelle quand on était petites, qu'elle se fichait des autres et qu'on faisait les débiles, qu'on s'inventait des histoires farfelues et qu'on courait dans la rue pour sauver tout le quartier des méchants crocodiles qui voulaient éliminer la rue Beech Garden. Alors quand elle a commencé à crier des absurdités comme ''il pleut de l'eau de javel'', j'ai pas pu me retenir. Je devais absolument rentrer dans son jeu. Et pour mon plus grand bonheur, ce n'était pas encore fini. Non, en plus de lâcher pleins de petits couinements sans s'arrêter, Zelcher venait d'avoir une pensée héroïque. Elle voulait sauver le monde du haut de ses quelques centimètres, me protéger à tout prix de la méchante eau de toilette.

A ce moment là, j'aurais voulu facepalm.
Malheureusement, je devais être la plus naturelle possible, sinon elle allait capter que quelque chose n'allait pas. Je hochais simplement la tête lorsqu'elle se mit à tirer sur la poignée de la porte. L'aider ? Non, je la laissais encore un peu galérer. La porte s'entrouvrit puis elle l'ouvra en poussant le morceau de bois avec sa truffe. J'entendais ses petites pattes déraper sur le parquet parfaitement cirer puis, plus rien. Juste le son de la pluie, de l'eau de toilette. Franchement, où est-ce qu'elle était allé chercher ça... Des fois j'me demande si le matin, elle n'ouvre pas un dictionnaire, prend un mot totalement random dedans et passe la journée à dire des trucs absurdes dessus...

Je me mis à rigoler, repensant à sa bouille totalement dépassée par la situation.
Ça faisait quelques minutes que Ramoloss venait de partir, alors je me faufilais en dehors de ma cachette, tout en pensant à prendre mes sacs. Je me demandais jusqu'où elle était partie. Elle allait bien retrouver son état normal, mais la question, c'était quand et où. Mine de rien, sur ses quatre pattes elle galopait plutôt vite, alors j'espérais ne pas devoir lui courir après jusqu'au fond de l'académie. Est-ce qu'un élève l'avait déjà vu sous cette forme là ? Je ne pensais pas, elle était beaucoup trop strict avec elle même pour se transformer devant une foule d'élève.

Une petite silhouette se dessinait au loin, puis les petits bruits de pas qui cette fois-ci était beaucoup plus rapide. C'est qu'elle me fonçait dessus en plus. Je la laissais faire, me rentrer dedans. Elle avait beaucoup moins de force sous cette forme de capybara et voir sa tête blasé, c'était la plus belle chose qui m'était arrivé aujourd'hui.
Elle se mit à recouiner, dire que j'étais une méchante fille, que j'abusais totalement d'elle, mais c'était pas de ma faute, c'était elle qui avait commencé. Je continuais de rire, elle avait vraiment l'air en colère et ça, c'était vraiment marrant. J'essayais d'articuler des petits « désolé » pendant que je riais, mais c'était plutôt dur.

Une fois ma crise de rire passé, je m'accroupis à côté d'elle, caressant sa tête encore mouillée.

« Je suis vraiment désolée, c'était beaucoup trop tentant. »

J'enlevais ma veste pour pouvoir la poser sur le corps totalement trempé de Zelcher. Elle allait me reprocher le fait qu'elle s'était enrhumée après. Je frictionnais le tissu sur son corps dodu afin de le sécher un maximum. Pour la première fois depuis longtemps, je n'étais pas blasée d'être venue la voir, d'avoir passé quelques minutes avec elle. Non, c'était même l'inverse, elle avait réussi à égayer ma journée. Tout ça à cause d'une simple eau de toilette.

« Dis, t'as mangé ? A force de rigoler j'ai la dalle, j'irai bien manger un truc au self avant de reprendre les cours. »
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MessageSujet: Re: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeSam 16 Mai - 18:09



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La veste de Kaya sur le dos, je me déplaçais tout doucement vers mes vêtements, lâchement éparpillés sur le sol. J'allais devoir reprendre une forme humaine, plus décente, mais pour cela… Il fallait passer par l'étape « rien sur la peau ». Oui, parce que je ne vais pas créer des vêtements à chaque fois que je redeviens humaine, je suis un animal nu, je suis un singe nu, je suis un capybara nu, je suis une femme nue.
C'est pour cette raison que je traînais tant bien que mal mes vêtements derrière des tapis, avant de prendre un instant pour me concentrer, faisant attendre Kaya avant de lui proposer qu'on mange ensemble. Bientôt, un frisson familier m'envahit, accompagné par une douleur, tout d'abord ténue, mais ensuite prodigieuse, qui se mit à circuler dans l'ensemble de mes muscles, sous ma peau, empalant mes nerfs et fracturant mes os. Voilà. Voilà, à chaque fois c'est pénible, et seul un autre Animorphe pourrait me croire sur toute la peur que m'inspire une transformation. Et encore ; certains d'entre eux ne ressentent rien. Juste un pouf.

Mais personnellement, à part dans le cas d'un événement vraiment soudain -un peu comme tout à l'heure- j'ai tout le loisir d'être le témoin des changements qui opèrent dans mon propre organisme -le témoin physique, visuel et sensoriel. J'ai mal. Kaya, je te hais.

Une fois humaine, je me dépêchais de m'habiller, pudique même en présence de ma sœur adoptive. La pensée de mon corps dénudé en un lieu où n'importe qui pourrait débarquer d'une minute à l'autre me dérangeait au plus haut point ; heureusement, grâce à la seule chose positive que Kaya aura faite aujourd'hui -à savoir m'essuyer le pelage lorsque je n'étais encore qu'un petit capybara-, ma peau était déjà à peu près sèche, et le tissu de mon pantalon, T-shirt, et de mes chaussettes ne collait pas à ma peau. Je déteste quand mes vêtements collent à ma peau.

Humiliée au plus profond de moi-même, je n'osais pas vraiment évoquer de nouveau le sujet de l'eau de toilette. Je suis vraiment stupide, quand même. Je suis vraiment stupide, et débile, mais j'insiste encore et toujours sur le fait que si il pleuvait vraiment de l'eau de toilette, ce serait un véritable désastre. Ce n'est pas de ma faute si on pousse mon mental de fer jusqu'à ses limites !

En poussant un profond soupir, profitant de mon éphémère solitude derrière les tapis, je me disais que je n'avais encore pas réussi à parler sérieusement avec Kaya. Cette fille est vraiment impossible. J'ai toujours eu du mal à avoir ce que je voulais avec elle, ce n'est pas nouveau : elle arrive à tout tourner en dérision, je sais pas comment elle se débrouille. Mais je suppose que si elle a encore le cran de se moquer de moi, c'est qu'elle ne me déteste pas complètement ? Enfin, je l'espère. Naaan. Elle peut pas me détester. Pas aussi facilement. Sur ces rêveries, je me suis levée, pour rejoindre l'adolescente.

Désolée, je me changeais.

J'avais enfilé de nouveau ma tenue habituelle, celle de sport étant retournée dans mon sac à bandoulière. Noir. Le sac, il était noir, je veux dire. Bref ; juste une chemise blanche, un pantalon aussi sombre que ma veste, et des bottes de la même couleur avec de petits talons. Je m'étais également recoiffée rapidement, afin de retrouver la queue de cheval que j'avais à l'origine.

Je suppose que je ressemblais à une vraie bureaucrate.
Loupé, professeur de sport, enchantée.
Pensais-je avec un rictus amer.

Pas de problèmes sinon, Kaya.

Disais-je à moitié en soupirant.

J'ai faim aussi. J'aurais rien contre un petit tour à la cafétéria, si ça te dérange pas d'être vue avec ton professeur de basket.

Sale raclure, jurais-je intérieurement. Je ne te pardonnerais jamais ton affront, pensais-je.
Mais ça, c'est des choses qui ne se disent pas.
Pas encore.



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MessageSujet: Re: Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.}   Un ballon, un panier, je t'emmerde. {PV. Kaya S.} Icon_minitimeSam 16 Mai - 23:25



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Après avoir séché un maximum les poils de Zelcher, je la laissais partir avec ses vêtements afin qu'elle se rhabille. Bah oui, un des nombreux inconvénients lors d'une transformation, c'est quand il faut repasser à sa forme humaine. Zel', elle m'avait raconté que ça faisait mal en plus, moi je pensais que c'était juste comme des petites courbatures, que la douleur était supportable. Mais après ça, deux cornes ont commencés à pousser sur ma tête et depuis j'ai compris la douleur que ça faisait. Certes, des simples cornes ce n'était rien comparé à ce transformer totalement, mais la douleur est semblable, du moins c'est ce que je pensais. C'est à ce moment là que j'étais heureuse d'être une simple hybride, ne pas avoir a endurer tout ça.

Elle venait de se planquer derrière des matelas afin de se changer, pendant ce temps là, j'ai regardé dehors si personne n'arrivait. Vous imaginez, un pauvre gars qui arrive, qui veut juste faire quelques tirs, s'entraîner un peu avant la prochaine évaluation, et là il voit une élève et une prof' à moitié à poil. Non merci, j'ai une réputation à entretenir moi ! Et Ramoloss aussi.
Quelques minutes après, elle s'approchait de moi, s'excusant. ''Je me changeais''. C'est pas vrai ! Je pensais que t'avais invité tes potes capybaras et que tu faisais une soirée derrière les matelas en mousse, qu'y'avait de la musique en mode ultrason que je pouvais pas entendre et tout. Franchement Zel', franchement. Je me contentais de lui sourire, attendant qu'elle réponde à ma question. Parce qu'en plus elle était impolie, alors elle avait voulu se retransformer avant de me répondre.

Elle non plus n'avait pas encore mangé. C'était une bonne chose... je suppose. C'est vrai que me montrer au self avec ma professeur de sport était une idée assez terrible, mon dieu ! A vrai dire, je m'en fichais un peu de ce que les autres pouvaient penser. Nan, ce midi je n'allais pas manger avec ma prof' de basket, j'allais manger avec ma sœur, rien de plus. Alors les autres élèves pouvaient penser n'importe quoi.

[b]« Bah bien sûr que ça me dérange, quelle question ! Mais je dois bien me faire pardonner pour tout à l'heure. »

Le ton était ironique, je n'allais pas arrêter de la taquiner, sauf contre 10 kilos de bonbons à la fraise peut-être... En attendant je n'allais pas arrêter de lui répondre. Je m'étirais doucement. Avec un peu de chance, on allait manger un truc bon, avec un peu de chance... Mais avant de rejoindre le self, j'allais devoir passer à mon casier et surtout... aller pisser.



petit post pour conclure vite fait, on peut enchaîner sur le deuxième RP maintenant :D
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