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Des démons qui font de la peinture, des sorciers qui font de la couture, des vampires qui apprennent la cuisine... Bref ! Tout est possible à Chimera, même se faire manger par l'infirmier...

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 La solitude est la clé de la tristesse [Hoper Ashford || Hikarya Ookami]

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MessageSujet: La solitude est la clé de la tristesse [Hoper Ashford || Hikarya Ookami]   Mar 19 Mai - 10:59


~ La solitude est la clé de la tristesse ~

« La pire souffrance est dans la solitude qui l'accompagne... »

Musique:
 

Tourner les yeux vers les cieux et se rendre compte de ses erreurs... Souffrir en silence, dans la peur... Être envahie par le mensonge, dans l'effroi et l'horreur de notre vie... Je suppose que c'est ça mon destin. Je n'ai pas d'excuse. J'aurais pu savoir ce qui allait se passer. Mes parents eux-mêmes le savaient. Et pourtant... je n'ai pas pu les sauver, je ne les ai pas écouté. Je suivais aveuglément mes choix, ma route. Ils m'avaient mise en garde... Maintenant, je suis destinée à errer seule en ce bas monde. Mes larmes ne coulent pas. Je suis triste mais je ne le montre pas. Je n'arrive pas à effacer ni à évacuer cette tristesse... Cette douleur... Je préfère rester seule plutôt que d'affronter le regard, le jugement des autres.

Rester dans l'ombre. Les ténèbres s'approchent et dévorent les âmes. La raison n'a plus lieu d'être lorsque l'esprit perd pied... Lorsqu'un trébuche sur le chemin de la vie, notre corps flanche... Nous basculons dans l'oubli. Nous plongeons dans le pire abîme des âmes... L'inconscient. Les ténèbres les plus profondes qui soient... Les ombres attrapent chaque parcelle d'avenir. Chaque partie de mémoire. Chaque souvenir... Chaque joie... Les changeant en peine, en rage, en désespoir...

Le corps tremble, la voix faiblit, le regard oscille... Nos mouvements deviennent incertains. Nos espoirs s'effacent. Nos cœurs meurent... Nos sentiments se changent en haine, en souffrance... En … Faiblesse.
Les rires, les bons moments, la vie... Tout ceci prend fin. Maintenant une seule pensée vous atteint... La mort arrive, vous effleure à chaque instant et pourtant... Pourtant vous ne pouvez pas la prendre dans vos bras. Elle s'amuse... Observe vos réactions, tourne autour de vous... Elle rit de  vous voir ainsi. La désirant, vous aimeriez que tout ceci s'arrête... Mais elle en a décidé autrement. Oui. Elle veut vous voir souffrir. Elle veut voir vos larmes. Vos pleurs.

Je suis dans ce cas. Adossée à un mur, dans une ruelle, près de Big Ben... Je relève les yeux vers la bâtisse. L'immensité de l'architecture me fit à peine hausser un sourcil. Plus rien n'avait d'importance. Pour moi, la vie solitaire était ma seule issue. Le désespoir et la déprime étaient mes seuls alliés. Les autres... S'ils découvraient ce que je suis devenue, ils m'élimineraient... Ils me traqueraient... M’étudieraient... Hors de question. Je préfère ne plus parler, perdre tout bon sens que de rester à côtoyer ces humains... Je préfère mourir de chagrin... Que d'être étudiée, d'être traquée, d'être haïe...

Cela fait longtemps que je n'ai pas mangé. Qu'importe. Je me priverais de nourriture si cela me permettait d'éviter tout contact avec la vie humaine... Mes yeux dorés se tournèrent vers l'extrémité de la ruelle... Elle menait vers le centre-ville. De l'autre côté, c'était une impasse. Je regardais les passants. Certains se tournaient, d'autres continuaient sans prendre le temps d'observer...
Je relevai les yeux, ma tête posée contre le mur derrière moi. Je regardai le ciel gris... Un soupir, je me décollai du mur et partais vers le mur du fond de l'impasse... Il y avait un mur, certes, mais il était assez petit pour être escaladé.

J'étais plus svelte qu'avant, squelettique... Malade. Je prenais appui sur le mur et grimpai. Je soupirai, tombant de l'autre côté... Je me sentais mal. L'impression qu'une... Que les ténèbres s'approchent... Que quelqu'un est là, tapit dans l'ombre... L'autre impasse menait à d'autres petites ruelles, puis de nouveau au boulevard... Je sentais que quelqu'un était là. Je le sentais. Oui. Mais qui ? Des yeux rouges, des crocs, créature de petite taille...

C'était … Moi ? Ma forme animale ? Non. Non non. Je dois rêver. La forme disparut dans une fumée incomplète... Je perdais la raison. Je refuserais d'être seule si j'en avais le courage. Je veux aider et pourtant... je n'y parviens pas. Je quittais l'impasse d'un pas lent.
Je regardais des deux côtés de la ruelle suivante. Quelqu'un approchait, cette fois ce n'était pas un fantôme... Du moins je le croyais. J'espérais qu'il n'allait pas venir à ma rencontre... Il m'avait tout l'air d'être un humain... Mais son odeur était différente...

Je relevais la tête à nouveau vers les cieux... Prenais une grande inspiration. Puis me dirigeais à l'endroit opposé au jeune homme. Je fuyais. Oui. Encore. Je partais, je refusais d'être l'auteur d'une nouvelle mascarade. Je refusai d'être … Un monstre. Je m'arrêtai, sans le savoir, tournai ma tête vers le jeune homme et demandai pour captiver son attention :

« Faut-il souffrir pour sauver les autres ? »

S'il s'enfuyait, je partirais. S'il répondait je resterais... S'il continuait son chemin sans m'entendre, je m'en irais.

Je soupirai, abaissai le regard, me sentant particulièrement stupide d'avoir posé une question pareille. Indirectement, je lui demandai si cela était juste de penser aux autres plutôt qu'à moi-même... Je n'espérais rien, pas de réponse. Même un refus catégorique... Je me frottais la tête, me tournant enfin vers lui, aucun sourire n'illuminait mon visage... Juste une grimace de tristesse, des yeux embrouillés, j'étais... Juste perdue.



© C h i m e r a

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Hoper Ashford

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Race : Humain

MessageSujet: Re: La solitude est la clé de la tristesse [Hoper Ashford || Hikarya Ookami]   Mar 2 Juin - 0:37




La solitude est la clé de la tristesse


Je reprenais doucement du poil de la bête, après mon réveil. Il me semble que cela faisait presque deux semaines... J'allais beaucoup mieux, surtout grâce à Light, et à Emilia. Je me demande ce que j'aurais fait, sans elles... Je suis heureux de les avoir. Tout le monde devrait avoir des amis comme celles-là. C'est ce que je suis, je veux être un ami, une épaule sur laquelle pleurer, sur quiconque en aura besoin.

Je m'étais fixé ce but: aider le plus de gens possible. Je veux rendre les gens heureux, autour de moi. C'est peut-être un peu niais pour certains, mais... C'est comme ça que je veux vivre ma vie, à présent. Peut-être qu'en aidant les autres à régler leurs soucis, je pourrais régler les miens.

Light adore les gaufres. Je le sais, comme si c'était ancré dans mon âme. Peut-être que c'était parce que nous avions l'habitude d'en manger ensemble. Ou alors peut-être que c'était parce qu'elle me le rappelait environ toutes les cinq secondes. Mais peu importe la raison: j'avais décidé de lui faire une petite blague. J'ai prétexté ne pas aller bien, une mine triste sur mon visage, et je lui ai dit avoir besoin de prendre l'air, seul.

En réalité, je suis parti me balader. Enfin, ce n'était pas vraiment une balade, mais plutôt une mission. Oui, j'avais repéré un vendeur de pâtisseries et confiseries en tout genre, ambulant. Ses gaufres au caramel avaient l'air si délicieuses, que j'ai décidé d'aller en acheter pour mon amie. Elle devait se faire un sang d'encre pour moi, d'ailleurs. Je n'imagine pas la tête qu'elle va tirer quand je vais revenir, gaufres en main !

J'en avais un plein sachet en papier, il devait y en avoir sept ou huit, à l'intérieur. Elles étaient encore chaudes, et je mourrais d'envie de les goûter, mais je devais attendre d'être rentré, je ne pouvais pas les goûter avant elle, il me fallait son avis d'expert. Je marchais assez rapidement, passant par le quartier de Big Ben, regardant un peu autour de moi. J'avais l'impression de ne jamais y être allé avant, c'était comme si je redécouvrais tout cela.

Cependant, quelque chose m'intriguait. Etrange... Comme... Une odeur... C'est stupide, je ne suis pas un chien ! Pourtant, je suivais ma "piste", j'avais l'impression que c'était important. C'était un détour, et je mourais de faim, mais peu m'importait, je voulais savoir ce qui ce cachait derrière cette odeur, qui me semblait... Familière. Je me dirigeais vers une ruelle.

J'y entrais, un peu hésitant. J'avais surement regardé trop de films. Il n'y a pas que des criminels, dans les ruelles ! J'avançais... Doucement... Devant moi, se trouvait une jeune fille, petite, maigre. Elle avait faim. Je ne sais pas comme je l'ai su, mais je savais qu'elle avec terriblement faim. Elle tournait de l'autre côté, et semblait me fuir. J'accélérais la marche, voulant la rattraper, mais soudainement...

Elle s'arrêtait, et se tournait vers moi, et parlait. Je distinguais ses mots avec clarté, tout comme son "odeur". Elle me semblait si familière... Comme si c'était une cousine, ou quelqu'un que je connaissais depuis un moment, déjà. Je souriais à sa question. Je souriais parce qu'elle avait faim, et que j'avais des gaufres. Je souriais parce qu'elle avait besoin d'aide, et que j'étais là.

J'arrivais devant elle, plongeais ma main dans mon sachet, et en ressortait une gaufre, que je tendais vers elle.

« Bien sûr que non, regardes ! »

Je ne saisissais peut-être pas toute l'étendue de la question, mais peu m'importait. C'était bien plus qu'une simple gaufre. C'était une main tendue. Allez, saisis la !





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