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Des démons qui font de la peinture, des sorciers qui font de la couture, des vampires qui apprennent la cuisine... Bref ! Tout est possible à Chimera, même se faire manger par l'infirmier...

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 Juste une tasse de café [PV Ash]

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Gin Johnson
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MessageSujet: Juste une tasse de café [PV Ash]   Sam 26 Sep - 19:24


Pour une fois tu t'étais endormi dans ton lit et non dans ton bureau la tête contre les pages d'un livre. Pour une fois tu avais pu profiter d'une véritable nuit de sommeil, et tu t'étais levé de bonne humeur, même si ton expression ne le montrerait jamais. Quelques pauvres heures de repos t'avaient suffi et tu te levais déjà pour te préparer. Tu retirais ta large chemise fluide et blanche dont tu te servais pour dormir, le caleçon qui allait avec et allumais ta douche personnelle qui t'éviter de croiser des étudiants dès ton réveil. Comme à ton habitude, tu prenais ton temps sous l'eau chaude, la mousse gonflait de plus en plus, autant sur ton corps que dans tes cheveux, et disparaissait rapidement avec un simple coup d'eau. Ta toilette du matin était surement le seul moment qui te plaisait dans une journée. Sentir le savon, mettre une chemise propre, voir tes cheveux briller dans le miroir, il n'y avait que cela pour te promettre une bonne journée.

Au moins tout commençait bien pour une fois. Tu pouvais sortir calmement de ta chambre, aucun n'étudiant ne viendrait t'enquiquiner vue l'heure qu'il était. Il faisait encore nuit, et froid, tant tu aimais la tranquillité du petit matin pour rejoindre ton bureau. Quittant le bâtiment H, tu regrettais déjà de ne pas avoir pris de manteau en voyant le petit nuage de vapeur qui dansait devant ton nez à chacune de tes respirations. Approchant du grand bâtiment de l’académie, tu ne pus t'empêcher de lever les yeux sur une fenêtre dont la lumière qui en sortait ne t'étonnait guère. L'infirmier était comme toi, insomniaque, et tu te doutais qu'il avait surement moins dormis que toi. Vous étiez les seuls debout à cette heure, même si vous ne vous croisiez pas, tu avais la sensation d'avoir de la compagnie, quelqu'un qui te comprenait. Mais le vampire n'était pas le seul à créer ce sentiment en toi. Etait-il déjà débout d'ailleurs ? T'avait-il déjà préparé ta première tasse de café de la matinée ? Tu n'en savais rien. Il était peut-être trop tôt pour qu'il soit déjà là, bien que cela t'aurait bien plu.

Tes semelles tapaient le carrelage, un pas lent et pourtant assuré, qui résonnait dans la grandeur du hall d'entrée sans qu'aucun bruit n'interfère. Tu te retrouvais devant la porte de ton bureau, tu eus un moment d'hésitation, et un soupire quelque peu déprimant en fixant la poignée de la porte. Tu n'avais pas envie d'entrée, tu n'avais pas envie que cette journée s'entame, tu n'avais pas envie de régler les problèmes de cette académie, tu n'avais envie de rien du tout... Et pourtant, cette matinée avait bien commencé, pour une fois. Tes doigts enserrèrent la poignée dorée, et enfin tu trouvais ce qu'il te restait de motivation pour pénétrer dans la pièce qui était tienne.

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Ashton S. Irving

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MessageSujet: Re: Juste une tasse de café [PV Ash]   Sam 26 Sep - 20:24


Dum spiro, spero.



 Un bâillement avait eu tôt fait de s'arracher à ses lèvres car, comme toujours, il n'avait dormi cette nuit là que quelques heures seulement. Suffisamment pour tenir, pas assez pour être reposé, sans doute. De toute façon, il préférait rester ainsi à continuer de comater, sans cesse harcelé par des rêves trop virulents dont il ne se souvenait que quelques passages -pas des plus enchanteurs. A nouveau, il avait passé le bout de ses doigts froids sur ses cernes de plus en plus foncées; il n'aimait pas ça. Pas que son apparence physique l'importait vraiment, non, c'était au delà de ça; il y avait que, plus ses yeux s'entouraient de noir, et plus il risquait de tourner de l'oeil... Et pas dans le bon sens du terme. Enfin, ce n'était pas comme s'il n'était pas au courant... D'ailleurs, chose assez ironique, en s'observant ce jour là, il se dit qu'il ressemblait à un panda. Juste un panda. Il n'avait pas plus attendu pour détourner les yeux de ce qui lui servait de miroir, d'ailleurs -pas un vrai miroir, grands dieux non, avec tous les dangers que cela comportait-; ça ne l'intéressait pas. Un instant, il contempla les murs de sa chambre, avec quelque part un regret de n'avoir pas non plus de fenêtre; mais, encore une fois, c'était mieux ainsi. On ne pouvait pas dire qu'il aimait cet endroit, ni qu'il le détestait. En somme, il s'en contrefichait; et pourtant, il en sortit le plus vite possible. Il n'avait pas de raisons de s'y attarder, n'est ce pas? Alors il ne s'y attarda pas. Il aurait bien autre chose à faire, malgré l'heure matinale; autre chose de bien plus intéressant. Il y avait toujours plus intéressant. Il n'aimait pas rester enfermé. Il avait trop vécu enfermé.

Comme il s'agissait encore une fois d'une journée de travail malgré tout, il avait dû faire un effort sur sa tenue -être présentable, c'était un minimum. Surtout s'il ne voulait pas décevoir. Et, bien sûr, il ne voulait pas décevoir. Même s'il avait bien le temps de faire le tour de l'établissement avant de vraiment commencer sa journée de travail, il n'avait pas l'intention de repasser par ici, alors, aussitôt prêt à partir, il avait enfilé des vêtements très classiques. Tant que ses manches étaient suffisamment longues, après tout, un rien lui allait. Quelque part, autant de simplicité dans sa tenue jurait avec ses cheveux colorés. Pourquoi avait il eu cette lubie, déjà? Il ne pouvait s'empêcher de sourire intérieurement en y repensant, pourtant.

Il avait été surpris de la fraîcheur du matin, sans trop savoir si elle lui était agréable ou non. Peut être était il d'autant plus étonné que, tant qu'il restait dans sa chambre, absolument rien ne lui parvenait, des bruits aux odeurs, en passant par la température. Mais -et peut être ce côté prévoyant lui était né durant ses années de vie avec Jaden-, il avait pensé à prendre avec lui un Trench; quelque chose qui faisait étonnamment très anglais. Bon, il n'allait pas non plus dire qu'il aimait la mode anglaise, de même qu'il ne l'appréciait pas particulièrement: une fois encore, de son point de vue, peu lui importait. Mais peut être -sans doute?- était ce le genre de choses auxquelles son supérieur faisait attention, et si ça lui importait, alors Ashton en ferait cas, lui aussi.
Ses pas auraient pu résonner dans les couloirs vides, s'il n'était pas déjà naturellement silencieux, par précaution, lorsqu'il se déplaçait. De temps en temps, de rapides coups d'oeil à sa montre lui rappelaient que, alors que l'heure tournait et que le soleil s'élevait dans le ciel, Chimera aussi se réveillait -lentement. Elle n'était pas la seule, certes, et peut être plus par instinct que par habitude, il détourna rapidement ses pas afin de prendre le chemin de son lieu de travail -le vrai. Il y avait quelque chose de mécanique, une fois qu'il arrivait là bas, dans ses gestes; et déjà son esprit cogitait et répétait les étapes, afin d'être prêt pour que, naturellement, ses membres effectuent le travail sans perdre inutilement une seconde. La question serait ensuite de savoir si le Directeur était déjà sur place, et surtout, de quelle humeur il était -car c'était bien là dessus que se fonderait, sûrement, toute la journée. Ou du moins, la leur.

Il avait en effet dû dormir très peu et errer beaucoup moins que d'habitude, parce qu'il se retrouvait seul et qu'il en fut le premier étonné; mais, loin de se sentir lésé, il y vit une opportunité de préparer, de la meilleure des façons, la fameuse journée. D'abord, vérifier que rien ne traînait inutilement, histoire de ne pas énerver son supérieur alors que la matinée commençait à peine; ensuite, essayer de prévoir ce qui allait lui être demandé au cours des heures, afin d'être non seulement sur le qui-vive mais surtout d'une efficacité prompte et nécessaire. Mieux il effectuerait les tâches, plus l'humeur du Directeur pouvait s'améliorer.
Pourtant, il avait à peine eu le temps d'arriver lui même -d'ailleurs, il portait encore son trench coat-, qu'il tressaillit en entendant derrière lui la poignée rouler pour ouvrir la porte; déjà, ses yeux se tournaient vers celle-ci, essayant sans doute de cacher les accélérations de son coeur car oui, malgré ses innombrables pensées, l'appréhension se glissait toujours dans un coin de sa tête. Il eut tôt fait de se reprendre pour pivoter légèrement et faire face à l'entrée -après tout, c'était déjà plus correct.

«Bonjour, Monsieur.» formula t-il intelligiblement, malgré sa voix basse, et avec respect.
  



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Gin Johnson
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MessageSujet: Re: Juste une tasse de café [PV Ash]   Sam 26 Sep - 22:38


Le bruit du verrou qui s'ouvre, tu poussais alors la porte, relevais la tête et tes yeux couleur d'acier se posaient sur une silhouette qui se tenait droite au milieu de la pièce face à toi. Derrière l'individu, les premiers rayon du soleil qui passaient par l'immense fenêtre de ton bureau t'éblouissaient, tu fronçais les sourcils et n'arrivais pas à reconnaître qui avait osé prendre ses aises chez toi. Tu restais dans l'incertitude durant un instant très infime, car la réponse était évidente, tu avais même espéré qu'il soit là devant toi à ton arrivée. Sa voix traversa la pièce, pour te saluer comme pour s'annoncer, et tu daignas enfin faire un pas de plus dans l'immense pièce qui se réchauffait très doucement sous la lumière de l'aube. Ta tête s'abaissa à nouveau alors que tes yeux se fermèrent également, te donnant cette air supérieur et dédaigneux qui t'allait si bien et tu passais à côté de son secrétaire en retirant calmement ta veste noire qui n'avait finalement pas suffi à te protéger du froid.

- Bonjour Ashton.

Avais-tu alors simplement répondu, de ta voix grave et légèrement froide, et pourtant très posée en ce début de matinée. Tu semblais calme, il n'y avait pas une once d'agressivité ni d'agacement dans ton attitude ni dans ta voix, alors que tu venais de déposer ta veste sur le dossier de ton fauteuil tout en jetant un coup d’œil à l'animorphe qui te servait de secrétaire. Il n'était pas là depuis longtemps, et c'était surement pour cela qui n'avais encore rien à lui reprocher. Il était pourtant américain et tu avais du mal avec les gens de cette nationalité, mais lui faisait preuve de beaucoup d'attention pour se fondre dans la masse londonienne, le trench qu'il portait sur le dos le prouvant. A ton habitude, tu aurais déjà du le réprimander pour plusieurs choses, un café trop froid, un papier perdu, sa présence où il ne faudrait pas, et pourtant, tu n'avais jamais rien eu à dire depuis son arrivée. Certes, il lui avait fallu le temps de prendre sa place, tu avais eu la patience de lui apprendre son métier et tes petites habitudes, mais tu ne t'étais pas attendu à ce qu'il en tienne autant compte.

Ce matin là d'ailleurs, tu n'avais rien dire, ton bureau était rangé, les dossiers qu'il fallait pour la matinée étaient déjà posé sur ton bureau, tu n'avais qu'à t'installer et commencer ta journée de travail. C'était reposant, relaxant même, de savoir que quelqu'un faisait attention à toi, même si c'était son devoir par rapport à son travail et non parce qu'il en avait envie. Tu soupiras une fois de plus en tirant ton fauteuil afin de l'éloigner de ton bureau pour pouvoir t'asseoir calmement. Tu vins te frotter doucement les yeux de deux doigts avant un troisième soupire, à pleine bouche cette fois-ci, qui signala le début de ton travail. Tu retroussas tes manches blanches avec beaucoup de minutie et enfin tu prenais le premier dossier d'une petite pile qui se tenait face à toi. Tu n'avais pas le temps de lire un livre, il te fallait tomber ses papiers avant de pouvoir prendre tes aises.

- Ashton, peux-tu m'apporter une tasse de café s'il te plait ?

Tu profitais qu'il était dans ton bureau pour lui passer commande, posant une paire de lunettes sur ton nez pour commencer ta lecture. C'était ça qui n'allait pas ce matin, ton bureau était prêt mais il aurait été encore plus accueillant avec une tasse fumante à côté de tes dossiers. C'était décevant, il aurait pu y penser. Tu t'étais trouvé quelque chose à lui reprocher mais tu n'en dis rien, bien trop curieux de voir si le lendemain il y penserait tout seul.

- Je ne suis pas encore bien réveillé, je le prendrais avec deux sucres et une larme de lait.

Alors que tu avais pour habitude dans la journée de le prendre tel quel, voire avec un seul sucre, il te fallait un peu plus de motivation ce matin là pour travailler, et un peu de gourmandise ne te ferait que le plus grand bien.

- D'ailleurs si tu me trouves un donut et ou beignet, je t'en serai reconnaissant.

Tu lui parlais sans le regarder, bien trop occuper à lire tout en parlant, et tu lui donnais ses ordres dans l'attente qu'il s’exécute sans broncher. Tout en sachant pertinemment qu'il était bien trop tôt pour que la cafeteria de l’académie ait déjà commencé les pâtisseries.

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Ashton S. Irving

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MessageSujet: Re: Juste une tasse de café [PV Ash]   Sam 26 Sep - 23:30


Dum spiro, spero.



 Il n'avait pas fallu plus que sa voix pour immédiatement réveiller à la manière d'un coup de fouet tous ses sens; comme s'il n'était véritablement réveillé, enfin, que depuis que le Directeur avait reconnu sa présence, qu'il lui avait rendu son salut. Aujourd'hui encore, pourtant, il ne put lire quoi que ce soit sur le visage de son supérieur, ni dans sa voix et le ton qu'il employait; mais, à en juger par l'atmosphère ambiante, ce n'était pas une si mauvaise journée que cela. Malgré lui et à la manière d'un animal domestique, il observa d'abord chaque mouvement du brun, lui même immobile, tendu, les muscles palpitants dans l'attente; l'attente de quoi? Du moindre mot, du moindre geste, du moindre claquement de langue qui lui indiquerait ainsi, immédiatement, ce qu'on lui demandait de faire. Il ne brisa d'ailleurs pas le silence qui se réinstallait peu à peu et jugeait, sans doute en même temps que Gin lui-même, le travail qu'il avait déjà effectué avant son arrivée. Pourtant, un léger goût amer lui trottait sur la langue, celui de la déception. Pourtant, il avait bien passé son temps à fixer la montre sur son poignet, mais plus encore, il avait honte de n'avoir même pas entendu le Directeur arriver -peut être était-il trop concentré à autre chose, ou tout simplement trop fatigué, et cela était encore pire, encore moins pardonnable. Parce que, pour le coup, s'il avait eu plus de temps ou plus d'instinct, il y aurait encore eu mille choses à ajouter; pas forcément des choses nécessaires, mais de quoi faire plaisir, si tant est que ce mot fasse partie du vocabulaire du brun.

Pourtant, le reproche ne vint pas; presque l'attendait-il, malgré lui. Non, la formule interrogative utilisée n'avait rien d'un reproche, et pourtant Ashton se mordit l'intérieur de la lèvre, discrètement, mais fort. Peut-être un peu trop, toujours pas assez pour lui arracher une grimace. Certes, il aurait aimé être déjà effacé alors que le Directeur prenait place, et c'était déjà en soi un échec; voilà que le café, ou plutôt l'absence de café, en était un autre. Il prit sur lui pour ne pas bouger d'un poil malgré ses véhémences intérieures. Prends note, Ashton, et ne te plante plus jamais. Jamais.  Et il prit note, bien sûr.
Il inclina légèrement la tête d'abord, en guise de réponse; il attendit cependant la fin de la requête, enregistrant petit à petit chaque monceau de celle-ci. Sucres, lait; pâtisserie. Une fois que tout lui était livré, alors qu'il était toujours droit comme un piquet, ses muscles tendus le firent légèrement pencher, à l'image de sa tête un peu plus tôt. Ni une révérence, ni même une courbette; mais un signe respectueux signifiant qu'il avait compris.

«Tout de suite, Monsieur.»

Etait-il rabattu au rang de simple animal de compagnie, tel un gentil chien de salon qui rapporte le courrier et les pantoufles du maître? Probable; où en était-il un croisement avec ce que la Londres Ancienne connaissait comme Majordome. Ce n'était pas qu'il prenait son poste à coeur; c'était plus que cela. Il s'effaça enfin, prestement, et sans un bruit; ainsi, il ne dérangeait pas le Directeur qui, déjà, commençait à travailler. Plus il était discret, et mieux c'était; et quelque part, le silence se collait avantageusement à sa peau.
A peine fut-il sorti qu'il décampa à toute vitesse, toujours sans un bruit; et les yeux rivés sur sa montre, il calculait pendant sa course l'itinéraire qui lui ferait perdre le moins de temps; et surtout les étapes et leur ordre. Clac, machine en route. S'il avait prévu, bien qu'ayant du retard, pour le café, il devait avouer que la petite douceur le prenait au dépourvu. Mais rien d'impossible. Ca ne pouvait pas être impossible... N'est ce pas?
Parce que cela était nécessairement faisable par l'être humain, il traversa Chimera au pas de course, jusqu'à s'en faire décrocher les poumons; peu lui importait tant qu'il allait le plus vite possible, et il ne s'arrêta pas avant d'avoir couru comme un diable de gauche à droite. Dans un sens comme dans l'autre, il ne baissa pas l'allure; et quelque part il restait fier, après les journées de travail enchaînées, de ne pas refaire les mêmes erreurs et de prévoir. Certes il ne pouvait pas deviner ce qui allait lui être demandé, mais il pouvait prévoir plusieurs options; et même s'il avait du mal avec les autres êtres humains, parce qu'il le devait et parce qu'il voulait que tout finisse par être parfait, il avait éventuellement trouvé un moyen de palier les demandes soudaines de ce genre. Alors certes, son beignet allait coûter le double du prix; mais qui s'en préoccupait?

Le trésor en main, il refit le même trajet dans le sens inverse, trop occupé à fixer sa montre, à nouveau, pour s'inquiéter de vérifier les battements de son coeur -il s'en fichait, le sport ne lui avait jamais fait de mal après tout. Il défia du regard la trotteuse qui continuait son petit bonhomme de chemin; hors de question d'être trop lent; hors de question de se faire attendre. Il dut presque bloquer les muscles de ses jambes pour s'arrêter correctement devant la machine qui finissait d'égoutter le café. Clac, tasse propre -il devait avouer que la vaisselle londonienne avait de l'allure-; clac, café; clac, les sucres et le lait; une soucoupe, un plateau miniature, une assiette pour la pâtisserie et déjà, il reprenait rapidement son souffle, l'espace de quelques secondes, devant la porte du bureau de la direction. Il n'avait pas le temps de souffler plus; et pourtant, lorsqu'il entrerait, il ferait également mine de ne pas être exténué.
Il frappa poliment, trois coups espacés, et attendit un peu avant de pousser à nouveau la porte d'une main, l'autre tenant le plateau.

«Votre café, Monsieur.»

Il avança calmement, comme s'il ne venait pas de courir un marathon, avec, ou du moins il essayait, ce flegme typiquement anglais; puis il déposa sans le moindre bruit le plateau sur un coin du bureau où il ne gênerait pas, tout en étant à porté de main.

«Y a t-il autre chose que je puisse faire pour vous?»



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MessageSujet: Re: Juste une tasse de café [PV Ash]   Dim 27 Sep - 12:38


A peine avais-tu terminé d'exprimer ta demande que déjà le jeune secrétaire avait disparu du bureau. Tu n'avais pas eu le temps de le voir sortir, tu relevais furtivement tes yeux de ta feuille et devant toi il n'y avait déjà personne. La feuille fut alors déposée sur ton bureau alors que tu soupirais une nouvelle fois, laissant tes épaules se détendre, puis tes jambes se croiser et ton dos se reposer contre le dossier confortable de ton fidèle fauteuil. Tu retrouvais ta solitude, pour un petit moment, mais tu ne savais pas quoi en penser. Étais-tu heureux de retrouver ton calme, ton territoire, ta tranquillité ? Ou plutôt déçu de n'avoir personne à tes côtés, avec qui parler ? Tu étais dissipé. A l'origine, te retrouver seul dans ton bureau était ton seul but de la journée, avec le moins de travail possible pour pouvoir vaquer à tes occupations préférées comme la lecture et les jeux de société que tu pouvais faire seul. Mais l'arrivée de ce nouveau membre du personnel avait quelque peu chamboulé ton quotidien. Son assiduité t'avais surpris, son obéissance te donnait envie de le faire travailler d'autant plus, et son attitude parfaite réveillait en toi des envies sordides de creuser plus loin pour mieux le connaître et détruire cette carapace. Tu te permettais de te protéger, mais il n'en était pas de même pour tes employés. Ils se devaient de tout te montrer, ils n'avaient pas le droit de se protéger face à toi, et se devaient de se livrer sans mensonges à ta personne. Pourtant lui, derrière cette envie de vouloir ton bonheur, te perturbait, comme si tu n'y croyais pas. Jusque là, les membres de ton personnel avait pour habitude de vouloir passer le moins de temps possible avec toi, priaient pour que tu ne leur demandes rien et faisaient même en sorte de ne jamais te croiser. Lui ne semblait pas te craindre autant, il n'avait pas peur d'entrer dans ton espace personnel, ton bureau qui t'était si cher, et n'hésitait pas à se mettre face à toi en attendant tes ordres sans rechigner, sans même une once d'ennui ou de dégout. Tu ne le traitais pourtant pas toujours comme il se devait, à lui demander de t'apporter tout ce que tu voulais comme on demande à un chien de rapporter la balle.

Il était parti la chercher, ta balle de ce matin là, sans dire un mot, et avec une vitesse déconcertante. Allait-il seulement le faire dans les temps ? Tu n'en étais pas sur car tu espérais avoir ton café pendant ton travail, pendant que tu lisais cette paperasse soporifique qui te déplaisait dès ton réveil. Mais déjà tu avais terminé de signer le premier dossier, la pile perdait déjà en épaisseur, il ne lui restait que peu de temps pour te satisfaire. Tu ne perdais pas de temps et attrapais les prochaines feuilles que tu te mettais à lire avec bien plus de sérieux qu'à l'accoutumé, tu ne loupais aucune ligne, aucun mot, et pourtant ta lecture s’accélérait. Le faisais-tu exprès pour raccourcir le délais de ton secrétaire ? Surement, tu en étais fortement capable, et tu te surpris même à sourire très légèrement en coin, fier de ton intransigeance. Déjà tu signais le deuxième dossier et le balançais sur le précédent d'une main en attrapant le troisième de l'autre que tu feuilletas rapidement sans trop d’intérêt, te rendant compte que toutes les semaines tu te retrouvais à lire les mêmes conneries administratives, les mêmes plaintes des organismes de l’académie, et que tout cela n'avait ni queue ni tête. Juste des plaintes qui ne faisaient qu'empoisonner un peu plus ta matinée. Un demande du professeur de natation attira ton attention, il désirait des améliorations au niveau des bassins et des vestiaires, il te fallait les dossiers administratifs de la trésorerie, qui n'étaient pas sur ton bureau.

- Ashton...

Son nom t'était venu naturellement alors que tu retirais tes lunettes de sur ton nez, mais tu t'étais très vite rappelé qu'il ne te répondrait pas. Soupirant en te passant une main dans les cheveux, tu daignas te lever de ton bureau pour longer ta bibliothèque personnelle. Près de la porte d'entrée, sur une étagère précise, tu te mettais à chercher le dossier que tu désirais et t'étonnais de la précision avec laquelle tout cela était rangé. Pourtant tu n'avais pas organisé ton bureau depuis la rentrée, cela ne pouvait pas être ton œuvre. Ashton alors ? Il aurait lui-même compris comment tu fonctionnais ? Très certainement. Il ne te fallut donc guère de temps à trouver le dossier que tu désirais et tu pus retourner t'asseoir sans plus d'effort. La demande et le dossier de trésorerie sous les yeux de nouveau armés de verres, tu perdais ton temps à calculer la possibilité des améliorations, alors que tu aurais très bien pu passer à autre chose et finir ces paperasses... Il était où ton café bon sang ? Tu commençais à t'impatienter. Perdu dans les chiffres, tu étais presque près à aller le chercher toi-même ton café fumant tellement tu en avais besoin, comme l'affichait clairement une de tes jambes qui commençait a sautiller par les nerfs et l'agacement. Ce fut à cet instant que trois coups se firent entendre contre la porte. Ta jambe s'immobilisa alors que tu relevais rapidement le regard pour voir entrer très silencieusement l'animorphe que tu attendais . Il était temps. Et mine de rien, il avait gagné et était arrivé avant que tu ne termines tes dossiers, il ne méritait pas que tu passes tes nerfs sur lui. D'ailleurs, tu ne daignais même pas le regarder, tu restais absorbé par tes calculs non sans tendre l'oreille au moindre de ses mouvements. Tu pus entendre le plateau se poser sur ton bureau, tes yeux roulèrent pour en regarder le contenu et quelle ne fut pas ta surprise de voir le donut que tu avais osé lui demander.

Voyant ses efforts, sachant pertinemment qu'il n'avait pas du être simple de te satisfaire, tu pris le temps de te redresser, quittant ta paperasse un instant pour aller attraper une serviette en papier et te saisir de la pâtisserie.

- Merci Ashton. Et oui, pourrais-tu m'apporter le récapitulatif des améliorations du complexe sportif de l'année dernière s'il te plait ?

Tu n'avais pas pensé à le prendre en te levant plus tôt, et cela te donnait une raison de te servir un peu plus de ce nouveau chien domestique qui t'avait été apporté sur un plateau. Tu croquais délicatement dans le beignet troué en approchant le plateau de toi de ta main restante, allant ensuite touiller le café brulant. Tu aimais ce geste, il te détendait, lui et le bruit de la cuillère frappant contre la porcelaine d'un tintement cristallin et finalement assez doux. Levant les yeux vers ton secrétaire, tu l'observais chercher le dossier demandé.

- Est-ce toi qui a rangé mon étagère ?

Tu posais la question en sachant pertinemment qu'elle allait le perturber. Ta voix grave et imposante malgré ta petite carrure pouvait laisser penser à un reproche, elle laissait le doute planer et ton regard froid qui fixait l'animorphe avec dédain ne faisait qu'accentuer la sensation que tu allais le réprimander.

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MessageSujet: Re: Juste une tasse de café [PV Ash]   Dim 27 Sep - 13:22


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 Son coeur battait, soyons honnêtes, à toute allure; et une partie de lui, celle qui détestait être mise à mal, souhaitait juste sortir de ce bureau pour happer l'oxygène à pleins poumons. Et pourtant, il ne bougea pas un muscle alors que le regard de l'inquisition daignait enfin se lever vers le plateau qui contenait la demande. Un rapide coup d'oeil lui suffit également à évaluer la situation et, quelque part, il sentait à nouveau que ce n'était pas assez. Pas assez. Le serait-ce un jour? Il n'aimait pas ça. Quelque chose lui disait que, même en ayant couru comme un possédé, il avait toujours perdu trop de temps. A faire quoi? Où était son erreur? Peut-être était-il passé à côté de quelque chose d'important; et cela le perturbait. Pourtant, il n'avait pas l'intention de montrer quoi que ce soit; non, après tous ses efforts, il serait ridicule d'afficher quoi que ce soit. Et puis, ce n'était pas ce qu'on lui demandait.
Une fois de plus il inclina légèrement la tête lorsque la voix de son supérieur s'éleva; d'abord pour un remerciement, ensuite pour une nouvelle demande. Ne voulant pas plus le déranger, il se contenta d'acquiescer, sans un mot, avant de s'éloigner du bureau à pas feutrés afin de vérifier l'étagère et de trouver le dossier demandé. Son doigt parcourut quelques instants les feuillets qui ne l'intéressaient pas avant qu'il ne tire le bon.

Et à nouveau la voix résonna, alors qu'il venait à peine de passer le doigt dans la coiffe du dossier, et un instant il interrompit son geste.

«Est-ce toi qui a rangé mon étagère ?»

Il n'était pas sûr de la façon dont il devait considérer la question; mais, d'un autre côté, il lui vint bien vite à l'idée qu'il ne faisait pas non plus partie de ses questions de jauger une question; ce qu'on lui demandait, c'était simplement d'y répondre. Le reste n'avait rien à voir avec lui; ou, du moins, il n'avait pas à penser plus que cela. Bien sûr il ne savait donc pas ce qu'elle cachait, si elle indiquait un reproche voire une future réprimande; pour l'instant, et faute de mieux, il avait juste voulu être le plus efficace possible, ce qui pouvait d'un côté, en effet, ressembler à de l'excès de zèle. Le genre d'excès qui comportait plus d'erreurs que de bonnes choses. Mais il n'avait pas à s'en inquiéter; si la sentence devait tomber, elle tomberait, et il apprendrait de ses erreurs. Rien ne servait d'appréhender, ou du moins rien de bon.
Il sortit délicatement le dossier de son rangement tout en formulant sa réponse: de manière claire, articulée, car son accent américain était difficile à perdre.

«C'est exact Monsieur. J'ai pensé que cela serait plus accommodant pour vous.»

Il quitta les environs de l'étagère pour revenir près du bureau, afin de fournir le dossier demandé à son supérieur. Il leva les yeux avec lenteur; il ne s'agissait pas de commettre un geste de défi.

«Cela vous déplaît-il? Je peux les classer autrement, si cela vous gêne. »

Au final, il devait se rendre compte qu'il n'avait rien d'un chien; il n'aboyait pas, et pourtant, il restait ainsi à se plier en quatre afin de satisfaire les désirs de son supérieur -de son maître?-, à essayer de les prévoir même, à anticiper ce qu'il pouvait anticiper et à s'exécuter dans la seconde pour le reste. Par contre, d'un côté, lui aussi attendait le sucre en échange; bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler de sucre. De savoir simplement qu'il avait pu alléger le travail du Directeur, être utile de quelque manière que ce soit, peut être lui avoir fait gagner du temps ou simplement d'avoir ménagé un peu son esprit; il se contenterait de n'importe quoi, de peu ou de rien. Sans savoir ni vraiment pourquoi ni vraiment comment, chaque fois qu'il posait les yeux sur la silhouette de son supérieur, il ne pensait plus qu'à redoubler d'efforts.   



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Juste une tasse de café [PV Ash]
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