AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




Des démons qui font de la peinture, des sorciers qui font de la couture, des vampires qui apprennent la cuisine... Bref ! Tout est possible à Chimera, même se faire manger par l'infirmier...

Partagez | 
 

 Rencontre avec l'Infirmier de Chimera

Aller en bas 
AuteurMessage
Rose Delacroix
1ere Année
avatar

Messages : 138
Age : 18 ans
Race : Humaine à don
Don : Peut donner vie à ses dessins
Spécificité(s) : Photographie & Dessin et Peinture

MessageSujet: Rencontre avec l'Infirmier de Chimera   Lun 20 Avr - 11:55




Rencontre avec l'Infirmier de Chimera


J'hésitais. Je me tenais debout, devant une simple porte comme il y en a partout. Cependant, dans mon esprit je, me trouvais devant la porte la plus terrifiante devant laquelle je puisse passer. D'ailleurs, depuis que j'étais dans cet internat, je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour ne pas avoir à me trouver devant. Mais voilà, j'étais en ce moment même à quelques pas de cette porte. Me torturant l'esprit avec une seule malheureuse question. Est-ce que je frappe, ou est-ce que je tourne les talons, m'enfuyant lâchement ? Je me mordais nerveusement ma lèvre inférieure tout en fixant la pancarte portant l'inscription "Infirmerie" accroché sur la porte en maudissant ma maladresse. Je n'étais pourtant pas spécialement maladroite de nature. Je ne me cognais ou chutais que très rarement depuis toujours. Seulement toutes les choses ont une fin. Je m'en étais rendu compte une semaine plus tôt, alors que je me promenais dans le pensionnat, mon appareil photo en main.

Il avait beaucoup plus ces derniers temps et cela avait changé l'aspect du pensionnat. Là ou avant, les élèves se pressaient dehors pour profiter du soleil, couché dans un coin d'herbe ou assis sur un banc, profitant ainsi du ciel bleu et de la chaleur, il ne restait plus que le vide et le ciel gris. Personnellement, je trouvais que vidé de toutes présences humaines l'extérieure du pensionnat était un spectacle magnifique. L'herbe était encore humide à cause de la dernière pluie. Des gouttes d'eau tombaient à un rythme régulier des brins d'herbe pour finir par s'écraser au sol, irrémédiablement attiré par ce dernier. Un bel exemple de la gravité, songeais-je. Je levais les yeux vers le ciel d'un gris uniforme immaculé d'une quelconque tache bleutée, ne laissant pas la moindre chance aux quelques rayons de lumière qui essayaient courageusement de passer ce barrage de nuages.

Ma respiration créait régulièrement de la buée sur la vitre devant laquelle j'avais pris place pour observer le tableau que m'offrait le paysage. Je me perdis quelques instants dans mes pensées, songeant à toutes les belles photos que je pourrais prendre de ce paysage hypnotisant. Je finis par retourner dans ma chambre dans le but d'enfiler une tenue plus propice pour sortir. En effet, même si la pluie avait dévoilé un autre aspect du pensionnat, elle avait aussi rendu le sol boueux et l'air plus frai. Je doutais donc sérieusement que sortir avec une robe légère ne soit une très brillante. J'enfilais donc un pantalon noir ainsi qu'un haut dans les mêmes ton surmonté d'un pull chaud et d'une écharpe en laine tout deux gris ainsi qu'une pair de chaussure plate de même couleur. Le tout étant bien sur, dans un style victorien. Je pris mon appareil photo qui était soigneusement posé sur une étagère et sortis dehors, en quête de lieux à photographier.

Cela devait faire une bonne heure que je parcourais le pensionnat, mon appareil photo en main. J'avais d'ailleurs pris un nombre suffisant de photos et je commençais à fatiguer. J'aillais faire demi-tour et retourner dans ma chambre, pour trier les photos prise au calme lorsque une scène attira mon attention. Non loin de moi, sur la branche d'un arbre se trouvait un nid d'oiseau. Ce dernier avait visiblement était miraculeusement protégé de la pluie par les épaisses feuilles se trouvant au-dessus de lui. Dans ce nid, je pouvais voir et entendre des oisillons piailler devant leur mère, cette dernière apportant sûrement leur repas. Trouvant cette scène attendrissante, je m'approchais doucement pour ne pas effrayer les oiseaux et prit une photo. Une fois ceci fait, je me retournais pour rentrer, mais mon pied, qui s'était coincé dans une racine, resta bloqué et je tombais lourdement par terre.

Le bruit que je fis en tombant alerta la mère des oisillons, mais elle retourna bien vite s'occuper de ses petits, ne voyant aucun danger. Moi s'était une autre histoire. Mes vêtements étaient tout couverts par la boue, mon visage avait était épargné grâce à un réflexe que j'avais eu de placer mes bras devant ce dernier. Mais ce n'était pas mes habits qui me préoccupaient le plus à ce moment, c'était la douleur que je ressentais à la cheville. Cela était surement dû au choc, ça passera. Je grimaçais en me relevant, sentant la douleur de ma cheville augmenter. Je retournais à ma chambre faisant de mon mieux pour na pas boiter. En arrivant à destination, j'allais prendre une douche bien chaude et me changer avant de m'asseoir sur mon lit et d'inspecter ma cheville. Cette dernière avait légèrement enflé et la douleur n'avait toujours pas diminué.

Je me mordis légèrement la lèvre inférieure en réfléchissant. Il était clair qu'il fallait que je fasse quelque chose pour ma cheville, mais je refusais l'idée d'aller à l'Infirmerie. Rien que de penser à ce lieu me fis frissonner de terreur. Oui, j'étais terrifié à l'idée d'aller là-bas. Non pas à cause des différentes rumeurs toutes plus sombres et lugubres les une que les autres sur l'Infirmier. Je n'écoutais jamais ce genre de rumeurs, préférant me faire ma propre opinion des personnes. Si l'idée d'aller à l'Infirmerie me faisait aussi peur, c'était simplement que j'avais une peur bleue des hôpitaux et tout ce qui s'y raccrochait, comme une infirmerie, par exemple. Je choisis donc de juste mettre une poche de glace sur ma cheville, veillant bien sur à d'abord l'entourer d'une serviette. Je verrais bien comment cela aller évoluer, peut être que la douleur finira simplement par partir.

Seulement la semaine était passée et la douleur n'était pas partie, au contraire, elle ne cessait d'augmenter. La douleur devenant trop forte, j'avais finalement cédé et, prenant mon courage à deux mains, était allé à l'Infirmerie. Mais une fois devant la porte le peut de courage qu'il me restait s'envola et je restais planté devant. Ne sachant plus quoi faire. Au bout de longues minutes à réfléchir je choisis finalement l'option la plus lâche : m'enfuir. Il semblerait pourtant que la chance ne soit pas d'accord avec moi là-dessus, car à peine avais-je posé le pied par terre que la douleur de ma cheville augmenta encore. Je ne pue retenir une exclamation douloureuse alors que les larmes humidifiant mes yeux.

"Aie!"

Il ne fallut que quelques secondes après mon cri pour que j'entende des bruits de pas se rapprocher. Tout comme il ne fallut que quelques secondes pour que la porte s'ouvre. Avalant difficilement ma salive, je me tournais vers celui qui devait certainement être l'infirmier.


© C h i m e r a






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathanaël Lior
Votre Papaillasson ♥
avatar

Messages : 267
Age : 111 ans
Race : Vampire

MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Infirmier de Chimera   Lun 20 Avr - 20:17

Ne comptez pas rentrer ...

Un soupire. Ses yeux bleu habituellement turquoise étaient ternes. Devant lui, de l'eau ruisselait sur la vitre de sa fenêtre. Nathanaël venait tout juste de s'arrêter devant son bureau pour observer l’extérieur. Lui qui en avait l'habitude pour observer les plus jeunes prendre du bon temps dans les magnifiques jardins de Chimera, il se laissait déprimer par le mauvais temps. Personne dehors, aucun bruit si ce n'était celui de la pluie qui s'écrasait sur les tuiles de l'établissement. Ses prunelles se relevèrent pour observer un ciel qui faisait tout son possible pour retrouver un peu de clarté. Alors que vers le centre ville de Londres les nuages se faisaient de plus en plus noir, Chimera ne pouvait pas se plaindre de n'avoir que des nuages grisâtres avec une pluie fine. Mais cela faisait plusieurs jours que cela durait, alors que celui de la rentrée avec été magnifique, l'infirmier avait de quoi perdre patience. Déjà que son infirmerie était sans cesse vide, s'il ne pouvait même plus voir âme qui vive à travers sa foutue fenêtre, il allait dépérir.

Le vampire se laissa lourdement tomber sur la chaise de son bureau, il n'avait plus aucune motivation. Que ce soit pour faire des médicaments ou même sortir faire un tour dans les couloirs. De toute façon, ils devaient être aussi vides que les jardins. Les jeunes devaient s'être réfugiés dans leur chambre pour jouer à il ne savait quoi. Et voila, encore seul et pour de bon. Même Gin n'était pas venu lui rendre visite ces derniers temps... Pourtant, lui non plus n'avait pas grand chose à foutre de ses journées, il faisaient tout aussi peur que le blondin, après tout. Ce dernier se mettait à râler, déposant sa tête contre son bureau dans un braillement de désespoir. Il allait fermer les yeux et tenter de s'endormir quand il entendit une planche craquer. Quelqu'un de vivant ! Enfin vivant... autant c'était un truc mort qui continuer de marcher, tout comme lui... Mais bon, savoir que quelqu'un arpentait les couloirs, déjà ça le soulageait. Nathanaël se redressa alors, le son lui avait semblé venir des escaliers qui n'étaient pas si loin. Il n'osait pas vraiment y croire mais tout de même, au fond de lui il espérait que ce quelqu'un finirait devant sa porte.

Mais le silence s'installa. Le blondin fixait la porte, complétement muet, il attendait qu'il se passe quelque chose ou même qu'un nouveau bruit se fasse entendre. Mais il n'y avait vraiment plus rien. Se mordant un peu la lèvre, comme déçu et agacé, il se releva tout de même de sa chaise pour s'approcher à pas de loup de la porte d'entrée de son infirmerie, se mettant à écouter avec attention ce qu'il pouvait bien y avoir derrière, le yeux un instant clos. Il rouvrit ces derniers pendant qu'un petit sourire en coin s'étirait sur son visage, laissant même échapper un très léger ricanement assez malsain et sourd. Là, derrière cette planche de bois, son ouïe de prédateur avait pu repérer les battements rapides d'un cœur encore bien vivant. Et ce cœur n'était pas loin. C'était bien une visite pour lui alors? Mais pourquoi la proie ne bougeait-elle pas? Avait-elle déjà peur de lui avant même de l'avoir rencontrer? Nathanaël fut agacé à cette idée. Tremblait-elle? Là, il en fut amusé. Il n'en pouvait plus, il fallait qu'il la voit de ses propres yeux. Sa main s'approcha de la poignée quand les planches craquèrent de nouveau, le stoppant dans son geste. La proie partait déjà? Un nouveau soupire de déception, il aurait du sortir plus vite... Puis une petite plainte brisa le silence. Une voix discrète, aiguë et clair. Une femme donc. Une fille même. Cette fois, il ouvrit pour de bon la porte, posant directement ses yeux topaze sur la malheureuse. Son sourire qui se voulait malsain la seconde plus tôt devint immédiatement plus accueillant et plus doux, mieux valait-il l'amadouer, ne pas l’effrayer, qu'elle ne parte pas en courant et n'échappe pas à ses crocs.

« Vous ne devriez pas marcher si vous souffrez. Votre cheville, n'est-ce pas? »

Un simple coup d’œil, et le vampire savait déjà ce qu'il clochait chez la demoiselle. Comme il s'en était douté, c'était une jeune fille. Lycéenne? Il y avait des chances pour qu'elle soit étudiante tout de même, mais il avait des doutes, son visage avait encore des traits de petite enfant, affichant une innocence dont l'allemand aurait bien aimé se jouer. Mais pas tout de suite. Il fallait faire preuve de patience. Nathanaël s'approcha alors, prenant ce visage si attentionné qu'il paraissait forcément naturel.

« Maintenant que je vous ai vu, ne comptez pas rentrer dans votre chambre sans être passée entre mes mains. Mademoiselle. »

Ce dernier mot qu'il prononça avec un ton beaucoup plus grave que prévu sonna faux, et contrastait avec ce visage angélique qu'il affichait.

© N a ë l



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rose Delacroix
1ere Année
avatar

Messages : 138
Age : 18 ans
Race : Humaine à don
Don : Peut donner vie à ses dessins
Spécificité(s) : Photographie & Dessin et Peinture

MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Infirmier de Chimera   Jeu 23 Avr - 18:35




Rencontre avec l'Infirmier de Chimera


« Vous ne devriez pas marcher si vous souffrez. Votre cheville, n'est-ce pas? »

J'étais à présent en face de l'homme qui avait ouvert la porte. Je supposais donc que c'était l'Infirmier. Il était grand, je devais donc lever légèrement le regard pour pouvoir le voir correctement, et possédait des sublimes yeux d'une belle couleur turquoise mis en valeur par sa peau blanche. Son visage étant, quant à lui, encadré par des cheveux blonds ondulés. Il était beau, très beau même. Je serais surement rester bloqué plusieurs secondes sur son visage si mes yeux n'avaient pas remarqué sa blouse blanche immaculée d'Infirmier. À ça vu, je me sentis légèrement pâlir. Pourtant son sourire n'avait rien d'effrayant, au contraire. Il était même accueillant. Tout comme son visage ne montrait aucune méchanceté n'affichant qu'un air attentionné. Maintenant que je le voyais de près. Je me demandais d'où pouvez bien venir les nombreuses rumeurs sur lui. Il ressemblait bien plus à l'image du gentil Infirmier faisant de son mieux pour soigner les élèves qu'à celle d'un monstre pervers cruel et sadique vidant ses patients de leurs sangs.

« Maintenant que je vous ai vu, ne comptez pas rentrer dans votre chambre sans être passée entre mes mains. Mademoiselle. »

Etais ce moi où cette phrase sonnait vraiment étrangement? Et puis la façon dont il avait prononcé le dernier mot. Son ton c'était fait plus grave. Peut être que ces rumeurs n'étaient pas si fausses que ça... Non. Ce n'était pas parce que j'avais peur de cet endroit que je devais prendre la personne qui y travaillait pour un monstre! Cela était injuste envers lui. Je n'avais tout de même aucune envie d'entrer là dedans. Évidemment, après le cri de douleur qui m'avait échappé, je ne pouvais pas faire comme si je n'avais pas mal. Hochant la tête pour toute réponse, je m'avançais et entrais dans l'Infirmerie, incapable de parler tant j'avais la gorge sèche. Je me maudissais intérieurement. Pourquoi avait t'il fallu que je pousse ce cri? De toute évidence, les deux escaliers que j'avais dû monter avaient poussé ma cheville à bout. Je n'avais encore jamais eu aussi mal. Qu'elle idée de mettre un Infirmerie au deuxième étage aussi. Il n'était peut être pas un monstre, mais il fallait quand même qu'il soit un minimum sadique pour avoir mit son Infirmerie ici alors qu'il y avait sûrement d'autre endroit où l'établir.

Je relevais la tête que j'avais baisée pour regarder le sol afin de voir ce qui m'entourais. Ce n'était pas vraiment une bonne idée. Mais alors vraiment pas. Devant moi se trouvais tout ce que l'on pouvait trouver dans une chambre d'hôpital, à part bien sûr les perfusions et les cardiogrammes. Tout était rangé à sa place et il n'y avait pas un seul grain de poussière par terre, je n'osais pas imaginer le nombres d'heure que cela avait du prendre pour que cette pièce soit aussi propre. Les murs étaient tous blancs, sans aucune tache, il y avait des lits de la même couleurs alignés les uns après les autres et je pouvais voir quelques médicaments posés sur un bureau. Si la vision de la blouse blanche que portait l'Infirmier m'avait juste fais légèrement pâlir. Là je sentais carrément le sang quitter mon visage. Je devais être livide. Ma gorge était de plus en plus sèche alors que j'avalais difficilement ma salive. Je sentais mon cœur battre plus rapidement tout comme je sentais que mes jambes avaient beaucoup de mal à me soutenir.

J'ignorais ce qui passait autour de moi. J'ignorais si l'Infirmier était parti dans la salle à côté de celle ci que j'avais remarqué en entrant ou s'il était encore dans cette pièce. Il était même tout à fait possible qu'il se trouve à côté de moi, en train de me parlant. S'inquiétant peut être de ma soudaine pâleur ou bien s'énervant de mon manque de réaction. Je l'ignorais complétement. Ma vision se brouillait, devenant totalement flou. La seule chose dont j'avais conscience était ma respiration chaotique et les tremblements qui secouaient mon corps. Je sentis à peine mes jambes flancher avant de m'effondrer par terre.


© C h i m e r a






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathanaël Lior
Votre Papaillasson ♥
avatar

Messages : 267
Age : 111 ans
Race : Vampire

MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Infirmier de Chimera   Mar 28 Avr - 23:33

Je fais si peur que cela? ...

Une peau rosée assez claire, des cheveux châtains très lumineux. Les yeux de Nathanaël se baladaient sur la jeune femme qu'il avait devant lui, avant de rencontrer leur semblables, tout aussi resplendissants que les siens alors qu'ils tiraient bien plus vers le vert légèrement sombre de l'émeraude. Intéressant. L'infirmier ne regrettait pas d'être sorti de son antre, si c'était pour voir un aussi beau spectacle. Mais cette contemplation se faisait une fois de plus dans le silence. Le dévisageait-elle aussi? Apparemment, oui. Son sourire s'étira un peu plus, se voulant plus doux encore, tentant de faire disparaître cette pointe de sadisme qu'avait pu laisser transparaître sa voix. Il aurait été dommage qu'elle ait peur de lui, si vite, et qu'elle ne prenne la fuite. Par chance, il n'en fut rien et l'étudiante s'approcha, doucement, mais elle s'approcha. Ce silence toujours, alors que l'allemand observait le moindre de ses gestes, ses pupilles ne se détachant pas d'elle. Que pouvait-elle bien penser? Pourquoi ne parlait-elle pas? Elle ne devait pas spécialement avoir peur pour oser ainsi s'avancer d'elle même vers l'infirmerie, mais l'atmosphère était étrange, même l'homme ne savait quoi en penser.

Un petit hochement des épaules sous sa blouse immaculée, et l'infirmier ferma la porte derrière eux. Il la laissa s'avancer dans la pièce, la suivant du regard un instant, analysant son comportement puis capitulant, il la dépassa pour rejoindre son bureau. Surement avait-elle entendu les nombreuses rumeurs à son sujet, surement sentait-elle les tambourinement de son cœur dans ses tempes, surement prenait-elle sur elle pour se tenir ici en sa compagnie. Rien de plus. Une fois de plus, le vampire soupira, puis un grand fracas soudain. Il eut un sursaut qui le fit se retourner vers sa patiente, dans la précipitation sa main percuta un bocal de gélules qu'il avait laissé sur son bureau. Celui-ci vola un instant, s'écrasa sur les planches de bois qui faisaient le sol de l'infirmerie et éclata en mille morceaux, laissant s'échapper son contenu dans l'ensemble de la pièce.

« Verdammter mist! »

L'injure lui avait échappé, mais était-ce pour la jeune fille qui venait de s’effondrer sur son sol ou pour ce foutu bocal qui venait d'exploser? Surement pour les deux. Une main de l'allemand vint se frayer difficilement un chemin dans ses épais cheveux blonds légèrement bouclés alors qu'il lâchait un soupire d'exaspération. Finalement, il était bien tranquille quand personne ne venait lui rendre visite. Le souvenir de la solitude, les tripes qui se resserrèrent, et le vampire oublia tout de suite cette pensée. Soudain plus motivé, il posa le pied sur les débris de verre qui tapissaient la pièce, s'approcha du corps pour s'accroupir à son chevet. Un moment de calme où il ne put s'empêcher de la dévisager une fois de plus. Ce visage enfantin avec ses paupières closes qui ne traduisent qu'une immense innocence et trahissent sa faiblesse, des lèvres finalement attirantes pour leur jeunesse et une gorge dont il ne pouvait ignorer les tremblements. Les doigts fins du vampire vinrent y déposer une légère caresse, sentant au toucher les battements de ce cœur vivant qui propulsait cette essence vital mais si alléchante... Il déglutit, ses iris venaient de changer de couleur et sa gorge semblait si sèche. Affreusement sèche. La main de la malheureuse bougea, un bruit de verre tinta, Nathanaël se redressa vivement retrouvant ses esprits.
Il ne fallait qu'il la laisse plus longtemps ainsi, un faux mouvement et sa peau si fragile se couperait en un instant. Dieu seul savait ce que le vampire aurait pu faire si cela s'était produit. Ce fut alors avec une délicatesse sans pareil que l'homme blond avait passé un de ses bras sous les épaules de l'étudiante, et l'autre derrière ses genoux, pour la soulever avec douceur. Des débris perdus dans les toiles et dans les cheveux de la belle retrouvèrent enfin la liberté pour mieux tinter sur le plancher alors que les pas assurés du prédateur la portait jusque dans un lit aux draps blancs et frais. Il l'y déposa simplement, sans plus s'attarder, craignant un nouveau moment d'absence à s'imaginer toutes sortes d'horreurs qu'il aurait pu lui faire. Il revint au près d'elle très vite, ayant apporté sa chaise de bureau, il s'assit à ses pieds pour mieux voir sa cheville enflée par la douleur. Une douleur qui durait depuis bien trop longtemps pour un corps si jeune et si frêle. Il était temps qu'elle vienne lui rendre visite. Mais pourquoi s'était-elle évanouie ainsi? Un trop grand stresse? Nathanaël eut un léger ricanement, se moquant de lui même avec une certaine tristesse, d'une voix basse et claire.

« Je fais si peur que cela? ... »

Il releva son regard azur vers son visage, peut-être encore endormi, comme si la réponse allait lui être donnée. Mais il n'attendit pas plus, elle n'avait pas pu retrouver ses esprits aussi vite de toute façon. Il se releva alors, disparut une nouvelle fois et revint avec en main un petit pot de pommade, du coton et des bandages. Il était temps qu'il travail un peu tout de même. Retirant délicatement la chaussure de la jeune femme, puis prenant une noix de la mixture qu'il avait lui même fabriquée dans ses mains, il se mit à lui masser le pied et la cheville. Ses doigts fins lui caressaient la peau avec pourtant une certaine poigne, n'ayant pas peur de triturer un peu plus l'os de la demoiselle qu'il avait du mal à guider jusqu'à son emplacement initial. La peau brulante de la blessure fut très vite recouverte de cette texture grasse et pourtant glaciale dont les huiles essentielles embaumaient la chambre, pour mieux apaiser la douleur et réduire l'inflammation. La cheville était de nouveau droite mais les tissus meurtris criaient encore leur douleur sous la peau rouge qui venait d'être masser.

« Vous ne vous êtes pas loupée. »

Peut-être parlait-il seul. Mais il en avait l'habitude, se parler à soi-même était devenu un problème courant chez l'infirmier. Cette fois-ci il avait au moins la légitimité d'avoir un corps vivant en sa compagnie, c'était déjà pas mal.

© N a ë l


HRP: Je m'excuse au près de tous ceux qui parlent allemand si j'écris de la merde, je déteste cette langue ~ //PAN



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rose Delacroix
1ere Année
avatar

Messages : 138
Age : 18 ans
Race : Humaine à don
Don : Peut donner vie à ses dessins
Spécificité(s) : Photographie & Dessin et Peinture

MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Infirmier de Chimera   Mer 6 Mai - 13:01




Rencontre avec l'Infirmier de Chimera

Le son d'un objet en verre qui se brise comme s'il était tombé par terre suivi de mots prononcés dans une langue étrangère arriva à mes oreilles comme un bruit lointain. Je crus reconnaître de l'Allemand, mais je ne pouvais pas en être sûr. C'était comme une sorte d'éco qui était peu être que l'invention de mon esprit. Je luttais pour recouvrir les yeux et me relever. Même si je savais que cela était impossible. La seule idée de bouger ne serait-ce que d'un seul millimètre m'épuisait au plus haut point. Et, je me sentais déjà partir vers l'inconscience totale alors que l'éco se fit de nouveau entendre par des bruits de pas. Je n'avais conscience de rien. Si ce n'était de ma douleur à la cheville. C'était atroce. Heureusement pour moi, et je ne sais par quel miracle. La douleur commençait à se dissiper peu à peu pour finir par disparaître presque totalement. Étant remplacée par une sensation soudaine de froid. Qui n'était pourtant pas si d'agréable que cela. Apaisant même ma cheville encore légèrement endolorie. Comme si elle l'anesthésiait.

J'ignore combien de temps j'avais dormi. Peu être cinq minutes, ou bien deux heures, peut être même la matinée. Tout ce que je savais, c'est que lorsque je me réveillai je ne réussis pas à bouger tout de suite. Mon corps était engourdi d'être resté immobile trop longtemps, et, ma bouche était pâteuse. Au bout de plusieurs minutes d'effort acharné je réussis enfin à rouvrir les yeux. Mais je les refermais bien vite, la lumière trop forte me brulant la rétine. Je poussais une sorte de couinement plutôt pitoyable alors que je parvins, j'ignore comment à positionner mon bras devant mes yeux. Comme une sorte de bouclier. J'avais l'impression que mon corps était un plomb. Je ne sentais plus rien. Sauf un froid glacial sur ma cheville. Je me relevais, avec toujours autant de difficulté, pour mieux pouvoir voir. Une sorte de mixture gluante avait été mise sur ma cheville. C'était froid, et visqueux, mais ça calmait considérablement la douleur. Et puis ça sentait bon.

Un long soupir fatigué traversa la barrière de mes lèvres alors que je passais une main dans mes cheveux. Commençant à retrouver plus facilement l'usage de mon corps. Ma gorge était sèche, affreusement sèche. Mais je ne pouvais pas me lever. Je n'avais pas encore assez récupéré. Cela était plutôt ironique. J'avais certainement dormi pendant un long moment, mais j'étais aussi fatiguée que si jetais restée éveillé plusieurs nuits d'affiler. Je soupirais une nouvelle fois. Je m'étais évanouie parce que j'étais entrée dans une simple infirmerie. J'étais ridicule. Il n'y avait pas d'autres mots. Encore s'il y avait eu quelque chose d'effrayant à la limite. Mais la seule chose d'effrayant ici était la maniaquerie avec laquelle cette salle était nettoyée. Et c'était plus positif que négatif. Non vraiment. J'étais la pire des idiotes. Alors que je continuais de m'insulter de divers adjectifs moins aimables les uns que les autres mentalement. Un toussotement me sortit brusquement pas de mes réflexions. Me faisant même sursauter.

Je relevais brusquement la tête. Me faisant craquer les os de la nuque au passage. Une légère grimace se manifesta sur mon visage. Mais elle partir bien vite alors que mon regard tomba sur l'infirmier. Ce dernier se tenait nonchalamment appuyé sur un coin du mur et se contentait de me fixer. Mon esprit se mit presque immédiatement en ébullition. Depuis combien de temps était-il ici? Venait-il d'arriver? Ou bien alors était-il là avant me réveil? Je n'en avais aucune idée. Et cela me posait un réel souci. J'étais plutôt observatrice. Et ne pas remarquer la présence d'une personne alors qu'elle est juste à quelques pas de moi ne me ressemblait vraiment pas. Je n'avais, visiblement pas encore retrouvé complétement mes esprits. Je retins cette fois-ci le soupir qui menaçait de sortir de ma bouche. En baissant le regard sur le sol. Pour ne pas voir le décor qui m'entourait. Il n'y avait aucun doute possible. J'étais vraiment idiote. Mais bon, au moins je n'avais plus aussi mal à la cheville.
J'avalais difficilement ma salive. Sentant le regard de l'Infirmier sur ma personne. Je n'avais même pas besoin de relever la tête pour savoir qu'il me regardait. Je recommençais à mordiller ma lèvre inférieure. Il fallait que je lui explique pourquoi je m'étais évanouie. Je n'en avais aucune envie, mais je n'avais pas le choix. Je me voyais mal m'enfuir en courant de l'infirmerie. Déjà parce que faire cela était complètement stupide. Mais aussi parce que je n'étais même pas sûr de pouvoir tenir debout. Alors courir. Il ne fallait pas rêver. Prenant une grande inspiration, je relevais la tête vers lui. Le plus doucement possible. Comme ci cela pouvait retarder le moment des explications. Mais je n'avais pas le don d'arrêter le temps. Alors ça ne servit à rien et je fus bien obliger à prendre la parole. Le regard fixe sur lui. Pour ne pas regarder autour de moi. Je ne tenais pas spécialement à perdre de nouvelle connaissance.

"Je... Je vous pris de m'excuser. Pour tout à l'heure. Je ne supporte hélas pas très bien le fait d'être dans une infirmerie. Je suis réellement navrée."

Ma voix n'avait jamais été aussi tremblante et hésitante. Je rebaissais immédiatement la tête. Trouvant le sol de cette infirmerie vraiment très intéressant tout à coup....

© C h i m e r a






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathanaël Lior
Votre Papaillasson ♥
avatar

Messages : 267
Age : 111 ans
Race : Vampire

MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Infirmier de Chimera   Mer 13 Mai - 15:23

Un complexe guère pratique...

Les iris bleutés de l'infirmier se relevèrent vers le visage de la malheureuse. Elle dormait encore, assez profondément, et rien ne semblait pouvoir perturber son sommeil paisible. Nathanaël, lui, venait tout juste de terminer les soins nécessaires pour sa cheville, la pommade avait totalement pénétré la peau clair de la jeune fille, peau qui se faisait bien moins rouge que plus tôt. Cela semblait avoir son effet. Les mains encore un peu collantes, il se releva doucement dans un petit soupire, attrapant un torchon puis s'y essuyer. Pourquoi s'était-elle évanouie ainsi ? Cela ne pouvait en aucun cas être du à sa douleur au pied. Certes, elle avait du souffrir, mais pas au point de perdre connaissance. Se tenant debout à côté du lit, l’œil avisé du vampire examinait la moindre parcelle du corps frêle de sa patiente. Des cheveux mi-longs mais brillants, pleins de vie, des épaules étroites telles celles d'une demoiselle de son âge, une taille marquée mais ne laissant pas apparaître l'ossature bien dissimulée sous la peau. Non, il ne voyait rien d'anormal, il n'y avait vraiment aucune raison pour qu'elle ait ainsi perdu connaissance. Quoi que. Sa main glacée s'approcha de son cou, ses doigts fins se déposèrent avec douceur sur sa gorge fine et féminine. Son regard restait fixé sur son visage. A bien y regarder, elle était beaucoup plus pâle qu'elle ne l'aurait du. Ses pommettes auraient du être teintées de rose, ses lèvres beaucoup plus rouge, or il ne voyait là qu'une peau blanchâtre, sans reflets.

« Alors c'est cela ? Je vous ai réellement fait peur ? »

Nathanaël savait très bien qu'elle ne l'entendrait pas, son ton était d'ailleurs très personnel, grave, sourd même, avant qu'il ne lâche un léger soupire en s'éloignant enfin du lit de la demoiselle. Elle avait eu peur, elle avait pâli et avait ensuite perdu connaissance, c'était la seule solution possible. Mais de quoi avait-elle eu peur ? Inconsciemment, l'allemand espérait que cela ne soit pas de lui.

Il quitta la salle de repos et retrouva l'entrée de son infirmerie, désirant se poser un instant à son bureau. Mais un souvenir déplaisant lui revint en tête. Les débris de verre éparpillés dans l'entièreté de la pièce brillaient de mille feux sous les rayons du soleil qui passaient par la fenêtre. Râlant un peu, il enfouit son visage dans la paume d'une de ces mains, se frottant doucement les yeux, il fallait qu'il trouve la motivation de tout nettoyer. Marchant sur les débris , les écrasant à entendre leur douleur contre le parquet, le vampire se résigna. C'était bien trop dangereux de laisser l'infirmerie dans cet état, si quelqu'un entrait et se blessait, Nathanaël n'était pas certain de résister à sa soif démoniaque. Ainsi, il paraissait bien pitoyable muni de son balais à rassembler les bouts de verre. Il prit d'ailleurs son temps pour cette mission, n’appréciant pas spécialement de faire le ménage, mais une fois cela fait, il put retourner vaquer à une occupation qui le stimulait beaucoup plus. La recherche scientifique. Dans son laboratoire, il passa une bonne heure à faire danser les éprouvettes et les tubes à essai, avec une concentration assez rare chez lui, il s’efforçait de trouver une solution au problème qui l'enchainait à Chimera depuis tant de décennies.

La réponse, il ne la trouverait malheureusement pas ce jour là. Dépité, il se décida à retourner voir sa patiente qui n'avait pas donné le moindre signe de vie depuis qu'elle était entrée dans sa prison. Dans la salle de repos, le vampire s'adossa à un mur assez proche du lit, contemplant la demoiselle. Elle était toujours assoupie, mais son teint avait retrouvé des couleurs, surement ne tarderait-elle pas à ouvrir les yeux. Et il ne se trompa absolument pas. Sa respiration se fit moins discrète, ses lèvres bougèrent, et enfin quelques faibles gémissements se firent entendre. Le blondin, les bras croisés, fit s'étirer un sourire au coin de ses lèvres, il allait enfin pouvoir converser avec quelqu'un. L'étudiante, se réveilla doucement, hésitante, encore sous le choc. Pourtant elle eut assez de force pour relever le bras, surement que la lumière un peu trop forte du milieu de journée devait agresser ses pupilles. Par réflexe, pour l’accommoder, l'infirmier tira un rideau devant la fenêtre, un large tissu tout aussi blanc que les draps des lits, qui laissait apparaître la clarté de la pièce tout en filtrant les rayons du soleil. Dans ce geste, il libéra quelques grains de poussière bien cacher dans les mailles du tissu. Ces derniers vinrent lui titiller la gorge, il tenta alors de tousser avec digression mais c'était malheureusement loupé, car la patiente se redressa brusquement, surement surprise. Ce fut également le cas de l'homme qui manqua de sursauter, ne s'attendant clairement pas à une telle réaction. Il eut peur que la tête ne lui tourne et qu'elle ne retourne aussitôt dan les bras de Morphée, mais par chance il n'en fut rien. Elle restait là, assise sur le lit, son esprit encore un peu embrumé et le regard baissé. Soudain, ses lèvres s'entrouvrirent, elle prit une bouffée d'air et releva les yeux vers lui, enfin elle prit la parole. Une voix nerveuse, hésitante, tremblante, se fit alors entendre et l'infirmier put enfin recevoir les réponses qu'il attendait depuis qu'elle était arrivée. Son sourire s'étira un peu plus alors qu'un léger ricanement s'échappait d'entre ses crocs.

« Je vois. Vous m'avez donné bien du tracas mademoiselle. »

Nathanaël se décolla alors du mur pour s'approcher du lit, décroisant les bras, il s'empara à nouveau de la chaise qui trainait toujours là pour s'y installer. Instinctivement, il était revenu poser ses mains sur la cheville de l'étudiante et retirait avec une grande délicatesse la bande qu'il y avait enroulé, découvrant la peau désormais claire de la blessure. Il se risqua de la toucher un peu, mais tout semblait bien aller, la cheville était dégonflée.

« Je me suis occupé de votre cheville. Pour le moment elle va mieux mais je ne vous conseille pas de reposer le pied par terre. Vous risqueriez de raviver la douleur. »

Les soins ne dataient que de quelques heures, mais ils avaient été très efficaces. Assez fier de lui, l'allemand releva la tête et vint poser son regard sur le visage de la jeune femme. Elle semblait mal à l'aise, stressée, ne savait où poser son regard. Le vampire commençait à s'amuser.

« Alors comme ça, vous êtes Nosocoméphobe ? Voila un complexe qui n'est guère pratique. »

Son ton de voix ne se voulait pas tendre, ni rassurant. Au contraire, il y avait une certaine froideur, un côté malsain même dans sa voix qui se frayait un chemin entre ses lèvres étirées en coin, moqueur, peut-être même un poil sadique si nous y regardions bien. Cette phobie l'amusait beaucoup, il avait connu un patient ainsi, et c'était longuement passionné à le torturer simplement en lui montrant ses outils de travail, ou en lui expliquant ce qu'il pouvait bien en faire. Cette petite allait-elle être toute aussi divertissante ?

© N a ë l




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rose Delacroix
1ere Année
avatar

Messages : 138
Age : 18 ans
Race : Humaine à don
Don : Peut donner vie à ses dessins
Spécificité(s) : Photographie & Dessin et Peinture

MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Infirmier de Chimera   Mer 1 Juil - 14:55




Rencontre avec l'Infirmier de Chimera


Si je devais avoir un vœu, là, tout de suite se serait de sortir d'ici tellement j'avais honte. Je savais bien que les hôpitaux et les infirmeries étaient des lieux ou l'ont soigné des personnes, et non l'inverse. Mais c'était une chose plus forte que moi. Et même si j'arrivais généralement à contrôler ma peur. Je n'avais pas encore assez récupéré d'énergie pour pouvoir le garantir maintenant. J'essaie de rester concentré tout en fixant le sol avec insistance. C'est le ricanement de l'infirmier qui me décida à le regarder de nouveau.

"Je vois. Vous m'avez donné bien du tracas mademoiselle."

Je me mordis nerveusement la lèvre inférieure en écoutant sa phrase. C'était sûr que cela avait dû le surprendre que fasse un malaise alors que j'étais venue à cause de ma cheville. Je vis l'infirmier se relever de mur sur lequel il était collé et s'installer sur une chaise qui n'était pas loin tout en décroisant les bras. Il posa ensuite ses mains sur ma cheville pour retirer le bandage qu'il avait enroulé sur cette dernière. Je remarquais qu'il faisait très attention à ne pas faire de gestes brusques. Ma cheville était devenue plus claire et je n'avais pas eu mal lorsqu'il la toucha pour vérifier si la douleur était partie. Elle avait même déjà dégonflé, pourtant, je n'étais pas ici depuis très longtemps. Quelques heures tout au plus à en juger par la couleur du ciel.

"Je me suis occupé de votre cheville. Pour le moment elle va mieux mais je ne vous conseille pas de reposer le pied par terre. Vous risqueriez de raviver la douleur."

Je hochais la tête, signe que j'écoutais ce qu'il me disait. Mais je ne pouvais pas me contentais de faire des signes de tête pour seule réponse à chaque fois qu'il m'adressait la parole. Non seulement parce cela était un comportement enfantin et très impoli de ma part. Mais aussi parce qu'il fallait que je le remercie et que je m'excuse pour tous les problèmes que j'avais pu causer. Même si ne rien avoir à dire ne m'aurait vraiment arrangé. Avalant difficilement ma salive, j'essayais de prononcer une phrase compréhensible et audible sans bégayer. Mais ce n'était franchement pas vraiment très réussi. Il fallait vraiment que j'améliore ça.

"Je vous remercie d'avoir soigné ma cheville... Et je vous présente mes excuses pour tous les désagréments que j'ai dû vous causer."

Je ne me sentais pas à l'aise, mais vraiment pas. Mon regard se posait partout. Sauf sur l'homme en face de moi. Surtout que je sentais qu'il me regardait. Je soupirais intérieurement, fixer les murs comme si ma vie en dépendait était complètement idiote, ça n'amènerait à rien. En plus, ça ne faisait que retarder le moment où je pourrais sortir d'ici. Et apparemment, cela amusait aussi beaucoup l'infirmier. Si j'en croyais la lueur d'amusement que je voyais briller dans ses yeux alors que je reportais mon attention sur lui.

"Alors comme ça, vous êtes Nosocoméphobe . Voilà un complexe qui n'est guère pratique."

Le ton qu'il avait utilisé pour dire cette phrase était différent de celui qu'il utilisait depuis que ne m'étais pas réveillée. Ce n'était plus le ton tendre et rassurant d'un infirmier. Mais bel et bien est un ton froid, légèrement malsain. Le tout accompagné par un sourire en coin qui se voulait moqueur, mais qui avait aussi un côté sadique. J'avais tout à coup l'impression que l'homme dégageait quelque chose d'inquiétant. J'eus un très léger mouvement de recul. J'étais pratiquement sûr que cette sensation de danger était réelle. Et non le fruit de ma phobie. J'avais de plus en plus hâte de sortir de cet endroit. J'essayais donc de me relever et de me mettre debout dans le but de m'en aller. Ma cheville ne me faisait plus souffrir. Mais je sentais qu'il ne fallait pas que je lui en demande trop non plus.

"Encore merci pour avoir soigné ma cheville, puis-je y aller?"

J'essayais vraiment de contrôler ma voix. Mais on pouvait clairement entendre une certaine angoisse transparaître dedans. Et cela en plus du fait que j'avais bégayé, une fois de plus. Mais le pire était que ma voix avait perdu en volume pour finir en murmure intimidé pratiquement impossible à entendre. Je baissais même les yeux sol, attendant qu'il prenne la parole. Et espérant naïvement qu'il me laisserait partir. Même si en y réfléchissant, je doutais qu'il aille me laisser m'enfuir aussi facilement.


© C h i m e r a






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Rencontre avec l'Infirmier de Chimera   

Revenir en haut Aller en bas
 
Rencontre avec l'Infirmier de Chimera
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Gros Mek avec CFK et Krameur
» Avec ce projet, Alexis pourra donner 100,000 emplois permanents aux Haitiens
» Une Danse avec l'Ange Démoniaque, Nyx Hela
» perdu avec sa veste [PUBLIC]
» Orthographe tu me tues et tu meurs avec moi

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chimera Academy :: ♦ Liberté quand tu nous tiens :: ♦ Archives :: ♦ Rps-
Sauter vers: